David Shrigley

David Shrigley

Wednesday, July 6, 2011Wednesday, August 31, 2011


Paris, France

Please scroll down for English version

David Shrigley
6 juillet - 31 août 2011

Yvon Lambert est heureux d'annoncer sa sixième exposition personnelle de David Shrigley à la galerie. Deux cent nouveaux dessins et un ensemble de sculptures récentes y seront présentés.

L'exposition ouvre le mercredi 6 juillet de 18 à 21 heures en présence de l’artiste, et sera visible jusqu'au 31 août 2011.

Dérision, ironie cinglante, esprit corrosif, rire jaune, hilarité de l’absurde – l’humour comme moyen de grâce exhibe et dépasse son envers tragique.
Les dessins de David Shrigley illustrent à merveille le wit britannique, cette posture de détachement flegmatique par rapport à soi, aux autres et au monde qui désamorce et détourne toutes les tracasseries des jours, les angoisses des nuits, et les drames de l’existence. Hair of the dog – il s’agit de soigner le mal par le mal en échappant à tout prix à l’esprit de sérieux. Avec ses dessins aux traits mal assurés, presque puérils, David Shrigley réinvente une manière de catharsis bouffonne.
On croirait l’oeuvre d’un Peter Pan lecteur de Kierkegaard.

Quelques traits, quelques mots, et on se prend à sourire. Certaines situations de tous les jours, certains objets du quotidien s’en voient transformés – difficile de boire tranquillement une pinte, quand on sait que les fourmis baisent dans ta bière, ou de regarder sérieusement Michael Jackson faire le moonwalk quand on a vu comment Shrigley le représente. Chaque dessin résume son regard, et plus on voit de ses oeuvres, plus on en goûte l’humour.

Pour cette exposition, David Shrigley présentera deux cent dessins, ainsi qu’une installation : une douzaine d’oeufs géants en céramique – de 50 à 60 cm de haut – disséminés dans l’espace d’exposition et placés sur des socles de hauteurs différentes. Sur leur coquille brillante et immaculée, l’artiste écrit l’évidence : EGG. On reste interloqué. Quelle poule a pondu de tels OVNIs (oeufs vitrifiés non identifiés) ? Quels poussins improbables vont sortir de ces coquilles ? Manière de dire, pour l’artiste, qu’il a encore pas mal de petits monstres en réserve, et aussi d’ironiser sur les plus vieilles querelles : la création (l’oeuf ou la poule ?), la mimesis (après la pipe de Magritte, l’oeuf de Shrigley), le nominalisme (ceci est un oeuf parce que je le dis).

Depuis sa sortie de la Glasgow School of Art en 1991, David Shrigley a développé un style immédiatement reconnaissable qu’il décline à la fois dans des expositions en galerie et dans des projets de publications et d’éditions. Il collabore également avec d’autres artistes ainsi qu’avec ces musiciens pour lesquels il réalise des clips vidéos (Good Song pour Blur, et Agnes, Queen of Sorrow pour Bonnie Prince Billy).

David Shrigley (1968, Macclesfield, England) vit et travail à Glasgow. Il a exposé dans de nombreuses institutions internationales, telles que the le CCA Glasgow, le UCLA Hammer Museum de Los Angeles, le Camden Arts Centre de Londres, la Kunsthaus de Zürich, la Malmö Konsthall, et le Museum Ludwig de Cologne. La Hayward Gallery de Londres lui consacrera en 2012 une importante exposition.

**************************************

David Shrigley
July 6 - august 31, 2011

Yvon Lambert is pleased to announce David Shrigley's sixth exhibition at the gallery. It will feature two hundred new drawings and an ensemble of recent sculptures.

The exhibition opens on Wednesday, July 6 from 6 to 9 PM and will be on view until August 31, 2011. The artist will be present.

Derision, scathing irony, corrosive spirit, deadpan, hilarity of the absurd - humour as a means of grace reveals and transcend its tragic opposite.
David Shrigley's drawings perfectly illustrate British wit, how one's phlegmatic distance from oneself, from others or from the world defuses and diverts daily annoyances, nighttime anxieties, and life dramas. Hair of the dog - meaning to fight fire with fire avoiding esprit de sérieux at all costs. With his drawing's hesitant, almost child-like lines, Shrigley reinvents a comical catharsis of sorts.
They could be the work of a Peter Pan after reading Kierkegaard.

A few lines, a few words and one finds oneself smiling. Daily situations or objects are seen differently - it is hard to enjoy a pint when you know that ants have sex in your beer, or to seriously watch Michael Jackson moonwalk once you have seen how Shrigley draws him. Each drawing sums his views, and the more you see his work the more you appreciate its humour.

In this exhibition, Shrigley presents two hundred drawings and an ensemble of sculpture: a dozen giant ceramic eggs - 50 to 60 centimetres in height - installed across the exhibition space and displayed at different heights. On their shiny white shell the artiste wrote the evidence: EGG, leaving us speechless. What chicken could have laid such an UFO (unidentified fragile object)? What rare chicks will they hatch? Shrigley is telling us he still has plenty of little monsters in store. He also assesses with irony long-lasting debates: creation (chicken or the egg?), mimesis (after Magritte's pipe, Shrigley's egg), nominalism (this is an egg because I say so).

Since graduating from the Glasgow School of Art in 1991, David Shrigley has cultivated an appreciable style in numerous gallery exhibitions and publications. He has also worked on various projects with other artists and musicians (Shrigley directed the videos for Blur's Good Song Agnes and Bonnie Prince Bill's Queen of Sorrow).

David Shrigley (1968, Macclesfield, England) lives and works in Glasgow. He has had solo exhibitions at international venues including the CCA Glasgow, UCLA Hammer Museum of Los Angeles, Camden Arts Centre in London, Kunsthaus Zürich, Malmö Konsthall and Museum Ludwig.
The London Hayward Gallery will host an important exhibition of his work in 2012.