Galerie Nelson - Freeman

Ken Lum

Ken Lum

the paths from rejection, fear, comfort and acceptance (les chemins entre le refus, la peur, le confort et l'acceptation) by ken lum

Ken Lum

The Paths from Rejection, Fear, Comfort and Acceptance (Les chemins entre le refus, la peur, le confort et l'acceptation), 2012

Price on Request

Friday, April 6, 2012Saturday, May 19, 2012


Paris, France

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Ken Lum
April 6 - May 19, 2012

Galerie Nelson-Freeman is delighted to present its fifth exhibition of Canadian artist Ken Lum’s work.

Lum is part of the Vancouver school of artists along with Jeff Wall and Ian Wallace (who both were Lum’s teachers), Rodney Graham, and Stan Douglas among others. Since the ‘70s, Ken Lum has developed a conceptual vision and critical take on society across media as varied as video, photography, sculpture, performance, and painting. Ken Lum questions the mechanisms of our consumer society by drawing from a popularized aesthetic. He notably uses the visual codes of advertising campaigns, so as to more effectively undermine them. Language has a fundamental place in his work: Portrait Logos (1978-1991) and Language Paintings (1987-1988) are amongst the first series to play with it. He also addresses the relationship between modernity and the day-to-day, between public and private space, as exemplified by Photo-mirrors (1997-1998) and Mirror/text (2003). Through series like Photo/text Works (1993-ongoing) or even Shopkeeper Signs (2000-ongoing), Lum examines the core identity issues in our contemporary societies, and the challenges they pose.

For this exhibition, the artist presents two entirely new series shown for the first time. The first is inspired by the theme of the labyrinth, which Lum previously developed in 2002 for the first time during Documenta XI, held in Kassel in Germany and twice after that in different versions at the Istanbul (2007) and Gwangju (2008) biennales. Within Chinese philosophy, the labyrinth represents the journey of life, an initiatory route whose meanderings symbolise the course of man’s destiny, his pitfalls and his torments. At the Kassel Documenta, the Mirror Maze with 12 Signs of Depression already then made a direct reference to this philosophy. The installation, built on a human scale, was composed of fifty-one mirrors juxtaposed like equilateral triangles at 60° angles from one another. Twelve of the mirrors were engraved with one of the twelve symptoms commonly exhibited when someone has been deemed depressed: “I have no friends”, “I cry for no reason”, “I can’t sleep at night”… Thus, Ken Lum played on the possibility of the viewer relating to the symptoms, on the conscious or unconscious fears of each person.
Entitled Maze, this new series is composed of two dimension works by 2 x 2 m each (painted aluminium and Plexiglas) that take up again the journey of life motif. These computer-generated works, two-toned and incredibly graphic, come in red, blue, yellow, green shades—colours that are a visual echo of our consumer society in its cheapest way. In the Kassel installation, the spectators were physically involved. Here, Lum succeeds nonetheless to make us visually experience the journey. It pertains yet again—metaphorically—to finding a path amongst the different possibilities that present themselves to us throughout our lives; it is also about discerning reality from wild dreams. Each work bears a telling indication of the path travelled: The Path from Ailment to Illness or The Path from Well Loved to Profound Isolation.
The second series, entitled Charts - same size and medium as Maze - also incorporates written language. It pertains to the idea of passing from one state to another: from childhood to adulthood, from rejection to acceptance, from comfort to fear. Geometric coloured forms (cubes or rectangles) enable the transition via sliding scale or opposition. In The 12 Steps to Recovery from Alcoholism, the recovery of the dependent person is achieved through the transition from cube to cube, from red to blue.

Ken Lum was born in 1956 in Vancouver, where he still lives and works today. He has been part of numerous international exhibitions, notably the Shanghai Biennale (2000), Documenta XI (2002), the Liverpool Biennale (2006), the Istanbul Biennale (2007), the Gwangju Biennale (2008), and the Moscow Biennale in 2011. Last year, the Vancouver Art Gallery held a retrospective of his work. A public commission of his work will be inaugurated next September in Toronto.

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Ken Lum
6 avril - mai 19 2012

La Galerie Nelson-Freeman est heureuse de présenter la cinquième exposition de l’artiste canadien Ken Lum.

Issu de l’École de Vancouver au même titre que Jeff Wall et Ian Wallace dont il a été l’élève, mais également Rodney Graham ou Stan Douglas, Ken Lum développe depuis les années 70, une vision conceptuelle critique de la société par le biais de médiums aussi différents que la vidéo, la photographie, la sculpture, la performance et la peinture.
En utilisant l’esthétique populaire, notamment les codes visuels des messages publicitaires, pour mieux les détourner, et le langage qui tient une place essentielle dans son travail (« Portrait Logos » (1978-1991) et « Language Paintings » (1987-1988) sont parmi les premières séries à jouer avec ce thème), Ken Lum tente de remettre en question les mécanismes de notre société de consommation. Il aborde également la relation entre modernité et vie quotidienne, espace public et privé (« Photo-mirrors » (1997-1998) ; « Mirror/text » (2003)). À travers des séries comme les « Photo/text Works » (1993-[en cours]) ou encore les « Shopkeeper Signs » (2000-[en cours]), il explore plus particulièrement les questions identitaires qui sont au cœur même des enjeux de nos sociétés modernes.

Pour cette nouvelle exposition, l’artiste présente deux nouvelles séries inédites. La première est inspirée du thème du labyrinthe, thème qu’il avait déjà abordé pour la première fois en 2002 lors de la Documenta XI de Cassel (Allemagne), puis dans des versions différentes aux biennales d’Istanbul (2007) et Gwangju (2008). Le labyrinthe dans la philosophie chinoise symbolise le chemin de la vie, cheminement initiatique dont les méandres symbolisent le cours de la destinée humaine, ses pièges et ses tourments. À Cassel, le labyrinthe intitulé Mirror Maze with 12 Signs of Depression (Labyrinthe de miroirs aux 12 signes de dépression) y faisait déjà directement référence. L’installation, de taille humaine, était composée de cinquante-et-un miroirs disposés en triangles équilatéraux à 60° les uns des autres. Sur douze d’entre eux était gravé un des douze symptômes que l’on retient communément afin de diagnostiquer la dépression : « Je n’ai pas d’amis », « Je pleure sans raison », « Je ne parviens pas à dormir la nuit »… Ainsi Ken Lum jouait sur la possible identification du spectateur avec les symptômes, des peurs conscientes ou inconscientes de chacun. Intitulée « Maze », cette nouvelle série se compose d’œuvres en deux dimensions de 2 x 2 m (aluminium peint, plexiglas) reprenant ce motif du chemin de vie. Générée par ordinateur, ces œuvres bicolores très graphiques se déclinent dans les tons rouge, bleu, jaune, vert. La gamme colorée utilisée par Lum ici est pour lui l’écho visuel de notre société de consommation dans ce qu’elle a de plus populaire et clinquant. Si dans l’oeuvre de Kassel, le spectateur était physiquement impliqué dans le labyrinthe, ici Lum nous fait néanmoins expérimenter visuellement le chemin. Il s’agit une fois encore, métaphoriquement, de trouver sa voie parmi les différentes possibilités qui s’offrent à nous tout au long de la vie, mais également de distinguer la réalité des chimères. Chaque œuvre porte un titre révélateur du chemin parcouru : The Path from Ailment to Illness (Le passage entre maladie bénigne et maladie grave) ou The Path from Well Loved to Profound Isolation (Le passage entre bien aimé et isolement).
La seconde série intitulée « Charts », de taille et de médium similaire à « Maze », inclut à nouveau le langage écrit. Il s’agit de l’idée de passage d’un état à un autre, de l’enfance à celui d’adulte, du rejet à l’acceptation ou du bien être à la peur. Des formes géométriques colorées (cubes ou rectangles) illustrent le passage par la graduation ou l’opposition. Dans l’œuvre The 12 Steps to Recovery from Alcoholism (Les 12 étapes pour guérir de l’alcoolisme), le rétablissement de la personne dépendante se réalise par le passage de cube en cube, du rouge vers le bleu.

Ken Lum est né en à Vancouver en 1956 où il continue de vivre et de travailler. Il a participé à de nombreuses expositions internationales notamment la Biennale de Shanghai (2000), la Documenta XI (2002), la Biennale de Liverpool (2006), d’Istanbul (2007), de Gwangju (2008) et celle de Moscou en 2011. Une exposition rétrospective lui a été consacrée l’année dernière à la Vancouver Art Gallery. Une commande publique sera inaugurée en septembre prochain à Toronto.