Galerie Karsten Greve, Paris

Pierrette Bloch

Pierrette Bloch

untitled (n°640-b) by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Untitled (N°640-B), 1988

Price on Request

untitled (n°629) by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Untitled (N°629), 1981

Price on Request

untitled (n°633) by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Untitled (N°633), 2010

Price on Request

untitled (n°530) by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Untitled (N°530), 2008

Price on Request

untitled (n°560) by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Untitled (N°560), 2009

Price on Request

maille #16 by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Maille #16, 1980

Price on Request

untitled (n°7) by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Untitled (N°7), 1974

Price on Request

untitled (n° 6b) by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Untitled (N° 6B), 2001

Price on Request

untitled (n° 127) by pierrette bloch

Pierrette Bloch

Untitled (N° 127), 1998

Price on Request

Saturday, January 8, 2011Saturday, February 12, 2011


Paris, France

PIERRETTE BLOCH

Vernissage le samedi 8 janvier 2011 de 16h à 20h
Exposition du 8 janvier au 12 février 2011

La galerie Karsten Greve a le plaisir de présenter une exposition consacrée à une des artistes françaises les plus renommées de l’Abstraction d‘après-guerre. Il s’agit de Pierrette Bloch, née à Paris en 1928.
Cette exposition présente, sous la forme d’un parcours rétrospectif, différentes étapes du travail de l’artiste à travers des œuvres réalisées à partir du milieu des années 1950 jusqu’à nos jours.
Tout au long de sa carrière, Pierrette Bloch a eu recours aux matériaux pauvres et aux motifs réduits. Travaillant avec collages, encre sur papiers, isorels, cordages et crin de cheval, elle exploite ses formes de référence préférées - le point, la ligne, le tiret. Explorant les limites entre le dessin et la sculpture ainsi que les rapports de vide et de plein dépendant de ses gestes spontanés, Pierrette Bloch part à ‘l’aventure’.

Dans un premier temps, son attrait pour le jeu ombre-lumière et le relief se développe par la peinture à l’huile de texture épaisse.
A partir de 1952, désireuse de manier d’autres supports, elle se met aux collages. De très grandes dimensions, ils se composent d’une variation de papiers Canson et bristols déchirés, découpés puis enfin fixés sur un isorel lui-même travaillé à l’encre noire. Depuis une dizaine d’années, Bloch a d’ailleurs redécouvert l'isorel. Ce support, qui du reste avait été préalablement expérimenté, lui a cependant offert des résultats inattendus.

Outre les collages, Bloch travaille également l’encre de Chine sur papier depuis 1971, confrontant le noir et le blanc à travers des traces, taches et giclures. Cela permet des dessins scripturaux et rythmés. Le travail d’encre sur papier – blanc, ivoire, noir et gris – forme une sorte d’écriture dont seule l’artiste a le secret. Toutes ses œuvres en sont empreintes et ces supports offrent également la possibilité d’utiliser des procédés de raclages.

En 1973 l’artiste réalise la première grande maille de crin tout en continuant par ailleurs à exploiter les encres avec des points sur papier. Ces deux grandes séries sont caractérisées par un mouvement répétitif, comme tricoté et ininterrompu. Les points et mailles se font alors échos, tel un murmure de l’artiste.

L’artiste se consacre à la sculpture de crin vers 1984, écriture retranscrite dans l’espace, ondulant et prenant le pas sur les points qui laissent place à la ligne.
Les premières lignes de papier sont créées à partir de 1993. Elles sont inspirées des compositions linéaires de crin, et en particulier celles dites ‘Boules’ réalisées entre 1988 et 1989, où Bloch aligne sur un fil de nylon des nœuds rugueux de crin. En adaptant la sensation de mouvement, le rythme et la continuité, elle essaie rétroactivement, après son succès de libération de la ligne du plan bidimensionnel à travers l’emploi du crin, d’accentuer le caractère tangible et tridimensionnel du papier. A force de transformer le support en motif de la ligne même, qui peut atteindre une longueur comprise entre 1 et 12 m, Bloch explore une nouvelle possibilité de balade sur une matière pourtant connue. En répétant ses gestes dans le temps et l’espace linéaire, elle connaît les propriétés du papier par coeur, mais celui-ci sait encore la surprendre grâce à de nouveaux déploiements corporels.

L’œuvre internationalement reconnue de Pierrette Bloch a été exposée dans des prestigieux musées et fait partie de nombreuses collections publiques et privées, telles que le MoMA à New York, le Yokohama Museum of Art au Japon, le Stedelijk Museum, Amsterdam, la Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, le Centre Pompidou ou le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

**************************

PIERRETTE BLOCH

Opening Saturday, January 8th, 2011 from 4pm to 8pm
Exhibition from January 8th to February 12th, 2011

The Karsten Greve Gallery is pleased to host an exhibition of the work of Pierrette Bloch, one of the most renowned French Post-War Abstract artists, born in Paris in 1928. This exhibition presents different stages of the artist’s work in the form of a retrospective starting with works done in the 1950’s and continuing up until the present day.
Throughout her career, Pierrette Bloch resorted to poor materials and reduced motifs. Working with collages, ink on paper, hardboard, rope and horsehair, she developed her favourite forms of reference – dots, lines and hyphens. Exploring the limits between drawing and sculpture as well as the relationships between emptiness and fullness that stem from her spontaneous gestures, Pierrette Bloch would go off on an “adventure”.

To begin with, her attraction to the play of shadowlight and relief developed through thick textured oil paint.
From 1952, wanting to work with other mediums, she applied herself to collages. These very large format works are composed of a variation of torn and cut Canson and Bristol papers that are then fixed to hardboard, itself worked in black ink. For the past dozen years, Bloch has in fact rediscovered hardboard. This medium, which she had already experimented with earlier on, nevertheless offered unexpected results.

Apart from collages, Bloch has also been working with China ink on paper since 1971, confronting black and white through marks, spots and squirts. These produce scriptural, rhythmic drawings. The work of ink on paper – white, ivory, black and grey – form a kind of writing, the secret of which, only the artist possesses. All these works bear this stamp and also offer the possibility of using scraping techniques.

In 1973 the artist produced her first large hair mesh while continuing ink drawings with dots on paper. These two grand series are characterised by a repetitive movement, as though woven and uninterrupted. Dots and mesh then echo each other, like murmurings of the artist.

The artist began working with horsehair sculpture around 1984, like writing retranscribed in space, undulating and taking over the dots, which give way to lines. The first lines of paper were created in 1993. They were inspired by linear horsehair compositions, and in particular, those called “Boules” which were produced between 1988 and 1989, where Bloch aligned rough knots of horsehair on nylon thread. By adopting the sensation of movement, rhythm and continuity, she strives retroactively, after her success in liberating the line from the two-dimensional through the use of horsehair, to accentuate the tangible, three-dimensional character of paper. By dint of transforming the medium into a motif of the line itself, which can reach lengths between 1 and 12 metres, Bloch explores a new possibility for a promenade through a material that is nevertheless already known. By repeating her gestures in linear space and time, she knows the properties of paper by heart, but also knows how to introduce surprise through new corporal displays.

The internationally renowned work of Pierrette Bloch has been exhibited in prestigious museums and belongs to numerous public and private collections such as the MoMA in New York, the Yokohama Museum of Art in Japan, the Stedelijk Museum, Amsterdam, the Maeght Foundation, Saint-Paul-de-Vence, the Museum of Jewish Art and History, the Pompidou Centre and the Museum of Modern Art of the city of Paris.