Galerie Karsten Greve, Paris

Catherine Lee: Rift

Catherine Lee: Rift

a far bright world (quanta #67) by catherine lee

Catherine Lee

A Far Bright World (Quanta #67), 2014

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mars & ivory (quanta #62) by catherine lee

Catherine Lee

Mars & Ivory (Quanta #62), 2013

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unretransfigured (quanta #65) by catherine lee

Catherine Lee

Unretransfigured (Quanta #65), 2013

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makes green (quanta #60) by catherine lee

Catherine Lee

Makes Green (Quanta #60), 2013

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trades in echo (quanta #37) by catherine lee

Catherine Lee

Trades in Echo (Quanta #37), 2013

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rift by catherine lee

Catherine Lee

Rift, 2011–2013

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Saturday, September 6, 2014Saturday, November 1, 2014

5 rue Debelleyme
Paris, 75003 France

Cocktail le Samedi 18 Octobre de 17h à 20h en présence de l’artiste
L’exposition sera exceptionnellement fermée du 23 septembre au 4 octobre compris


La Galerie Karsten Greve est heureuse de présenter l’exposition RIFT dédiée à l’artiste américaine Catherine Lee. Née en 1950 à Pampa au Texas, le travail à renommé internationale de Catherine Lee reflète sa fascination pour l’abstraction. L’artiste aborde ce sujet à travers des supports différents : des sculptures monumentales en bronze, des céramiques raku, des huiles sur bois, sur toile ou sur plâtre. C’est aux peintures que l’exposition RIFT se consacre : les œuvres exposées ont été réalisées sur une longue période, ce qui témoigne non seulement de l’engagement constant de l’artiste vis-à-vis de la composition minimaliste, mais également de son rapport intime avec la notion de temps et de répétition. Il est intéressant de voir comme les procédés restent les mêmes pendant toute la période de production : à ce propos, l’artiste affirme que mon travail est toujours sériel, toujours répétitif ; c’est comme une marque du temps, comme un souvenir d’être au monde.

Les peintures les plus récentes, qui font partie de la série Quanta, sont exposées ensemble avec les travaux réalisés à partir des années 1970. Ce corpus d’œuvres dévoile l’un des aspects principaux du travail de Catherine Lee : celui de la répétition dynamique. Le point de départ pour ses peintures est la grille, qu’elle conçoit comme le moyen le plus simple d’orientation – tout comme la grille utilisée en cartographie pour les données géographiques – et qu’elle emploie pour structurer le plan de la peinture. Pour l’artiste c’est le moyen le plus évident pour faire de l’ordre au milieu du vide.

Les cellules individuelles sont remplies de couleurs à l’aide de multiples procédés. L’application cohérente des couches de couleur évoque le rythme régulier et automatique de la respiration : le coup de pinceau devient ainsi un geste quasiment existentiel. Comme le temps est divisé en unités qui s’additionnent pour faire des heures, des jours et des mois, chaque carré est similaire, mais différent. L’artiste évite consciemment d’inclure des traces autobiographiques dans ses peintures, de tant plus que la perception de son travail se fait de manière linéaire et narrative. Le concept d’abstraction est central dans le processus créatif de Catherine Lee et fait appel à ses impressions sur le paysage de son enfance : Là où j’ai grandi le panorama était inexistant, c’était plat, et il n’y avait rien pour arrêter le vent de souffler à travers le paysage vide.

La plupart des titres font référence aux couleurs utilisées, par exemple Mark. Yellow, ou aux lignes de poèmes écrits par l’artiste (notamment Immediate the Resonance of No). Chaque peinture se compose d’une à quatre couleurs, bien que Catherine Lee préfère se limiter à deux tons dégageant un dynamisme et un rythme plus vivant. Le dessin de la grille est toujours totalement rempli d’une couleur mélangée qui couvre la surface totale du support. Une autre couleur mélangée est posée dessus, façonnant la teinte sous-jacente, comme un accord en deux parties. L’acte de peindre est un processus que Catherine Lee voit comme une forme de méditation parmi d’autres choses. Son travail demande une très grande concentration : la moindre distraction peut faire s’échapper le pinceau, conduisant à la perte de la peinture.

Un autre medium important pour Catherine Lee est la sculpture. Bien que l’exposition se compose principalement de peintures, elle présente également une sélection de travaux en céramique : ces œuvres sont réalisées en suivant la technique de la cuisson Raku. Silverbacks et Rift sont aussi

caractérisés par la répétition, mais incarnent une qualité différente déterminée par la réalité corporelle des éléments sculpturaux. Comme dans les peintures, le principe créatif des céramiques est la séquence d’unités formelles reliées entre elles.



Cocktail Saturday, October 18 from 5 to 8pm in the presence of the Artist
The exhibition will be exceptionally closed from September 23 to October 4


Galerie Karsten Greve is pleased to present the exhibition RIFT dedicated to the American artist Catherine Lee. Born in 1950 in Pampa, Texas, the internationally renowned work of Catherine Lee reflects her fascination with abstraction. The artist addresses this issue through different media: monumental bronze sculptures, raku ceramics, oil on wood, canvas or plaster. It is to her paintings that the RIFT exhibition is devoted. The exhibited works were carried out over a long period, which reflects not only the continued commitment of the artist vis-à-vis minimalist composition, but also her intimate relationship with the concept of time and repetition. It is interesting to see how the methods remain the same throughout the period of production: in this respect, the artist says my work is always serial, always repetitive; it's like a mark of time, like a memory of being in the world.

The most recent paintings, which are part of the Quanta series, are displayed together with the work carried out from 1970. This body of work reveals one of the main aspects of Catherine Lee's creation, which is dynamic repetition. The starting point for her paintings is a grid, which she conceives as the easiest means of orientation - just like the grids used in cartography for geographic data - which she uses to structure the paint scheme. For the artist, it is the most effective way of creating order in the middle of the void.

The individual cells are filled with colours using multiple methods. The consistent application of layers of colour evokes the automatic and regular rhythm of breathing: the brush stroke becomes an almost existential gesture. As time is divided into units that add up to hours, days and months, each square is similar, but different. The artist consciously avoids including autobiographical traces in her paintings, all the more so given the perception of her work is so linear and narrative. The concept of abstraction is central to the creative process and Catherine Lee conjures her impressions of the landscapes of her childhood. Where I grew up, panoramic views were non-existent, it was flat, and there was nothing to stop the wind from blowing through the empty landscape.

Most of the titles refer to the colours used, for example Mark Yellow, or lines of poetry written by the artist (notably Immediate the Resonance of No). Each painting consists of one to four-colours, although Catherine Lee prefers to limit herself to two tones that radiate a dynamism and a livelier rhythm. The layout grid is always completely filled with a mixed colour, which covers the entire surface of the support. Another mixed colour is laid on, shaping the underlying tone like a two-party agreement. The act of painting is a process that Catherine Lee sees as a form of meditation, among other things. Her work demands great concentration: the slightest distraction could result in the brush escaping, leading to the loss of the painting.

Another important medium for Catherine Lee is sculpture. Although the exhibition consists mainly of paintings, she also presents a selection of ceramic works created using the technique of Raku firing. Silverbacks and Rift are also characterized by repetition, but embody a different quality determined by the physical reality of sculptural elements. As in her paintings, the creative principle of the ceramics is the sequence of formal interconnected units.