Galerie Jean-François Cazeau

AFRO (Afro Basaldella) 'OEuvres 1947 - 1975'

AFRO (Afro Basaldella) 'OEuvres 1947 - 1975'

Friday, April 26, 2013Saturday, July 20, 2013


Paris, France

La galerie Jean-François Cazeau et la Fondazione Archivio Afro présentent : AFRO (Afro Basaldella) 'OEuvres 1947 - 1975'

Exposition du 26 avril au 20 juillet 2013
Vernissage le jeudi 25 avril à partir de 17h

La Galerie Jean-François Cazeau a le plaisir d'annoncer son exposition consacrée à l’un des artistes abstraits italiens les plus importants du XXe siècle, Afro Basaldella, dit AFRO (1912 - 1976), du 26 avril au 20 juillet 2013.

L’exposition, rassemble environ 25 oeuvres sur papier et sur toile exécutées entre 1947 et 1975, reflète les étapes essentielles de la carrière de l’artiste et révéle la glorification joyeuse de la lumière et de la vie caractéristique de son travail - selon la définition qu’en avait donnée James J. Sweeney, ancien directeur du Musée Guggenheim de New York dans les années cinquante, et fervent défenseur de l’artiste.

Né le 4 mars 1912 à Udine, près de Venise, Afro Basaldella participe tout jeune aux activités de sa famille tournée vers l’art - son père et son oncle sont des décorateurs estimés et ses frères Mirko et Dino deviendront des sculpteurs célèbres. Il étudie à Florence, Venise et Rome, et obtient son diplôme en 1931. Il expose à 20 ans ses premières toiles à la Galerie il Milione de Milan.

En 1937, Afro fait un séjour à Paris et a la révélation du cubisme. L’influence de Pablo Picasso et de Georges Braque déterminera son évolution vers l’abstraction. Il s’installe à Rome en 1938 et adhère en 47 au Fronte Nuovo delle Arti.

Un tournant décisif intervient dans sa carrière lorsqu’il prend part en 1949 à l’exposition XX Century Italian Art au prestigieux Museum of Modern Art de New York, et qu’il effectue son premier séjour américain en 1950. Afro est en effet profondément marqué par la découverte d’Arshile Gorky et de l’Action Painting de Franz Kline, Cy Twombly et Willem de Kooning.

A une méditation sur le cubisme et la métaphysique de De Chirico succède alors une interprétation plus diluée de l’espace, qui n’est autre que l’épaisseur de la mémoire (Afro). La stricte géométrie et les contours distincts laissent place à des lignes calligraphiques et à des fonds colorés plus diffus. Privée de forme reconnaissable, l’image se dématérialise peu à peu. Les couleurs deviennent plus intenses, et le chaos né des coups de pinceau vibrants et des lignes entremêlées crée un nouvel espace émotif - une peinture qui tend à évoquer des sentiments et à créer des objets psychiques à l’usage de l’esprit (Ragghianti), où la couleur, « vénitienne » par intime vocation, tient plus du ton que du timbre, et s’étend, fluide, sur la surface de la toile.

En 1952 Afro adhère au Gruppo degli Otto (groupe des Huit), avec Birolli, Corpora, Moreni, Morlotti, Santomaso, Turcato et Vedova. Soutenus par le critique Lionello Venturi, les Huit exposent à la Biennale de Venise.

Afro se forge une renommée internationale, travaillant avec succès avec les galeries, les institutions et les universités. En 1955 il participe à l’exposition The New Decade organisée par le Museum of Modern Art de New York et se voit décerné en 1956 le prix du meilleur peintre italien à la Biennale de Venise.

En 1958, il est invité à participer avec Pablo Picasso, Hans Arp, Alexander Calder et Joan Miro, à la décoration murale de l’Unesco à Paris. Il exécute son chef-d’oeuvre Le jardin de l’espoir, immense toile dont les formes et les couleurs s’étendent sur une ample ligne horizontale.

En 1969 une importante exposition rétrospective de plus de deux cents oeuvres lui est consacrée à la Kunsthalle de Darmstadt. Frappé d’une grave maladie en 1971, Afro se tourne davantage vers la gravure et la tapisserie. Il s’installe à Zurich en 1973 où il meurt trois ans plus tard.

Le catalogue de l'exposition est accessible en ligne en cliquant ici.