Galerie Filles du Calvaire

Emmanuelle Villard: Peinture, arsenic et vieilles dentelles

Emmanuelle Villard: Peinture, arsenic et vieilles dentelles

scène de crime n°12 by emmanuelle villard

Emmanuelle Villard

Scène de crime N°12, 2014

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pheinture n°5090 by emmanuelle villard

Emmanuelle Villard

Pheinture N°5090, 2013

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lace n°4 by emmanuelle villard

Emmanuelle Villard

Lace N°4, 2014

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Thursday, September 4, 2014Saturday, October 25, 2014

17 rue des Filles-du-Calvaire
Paris, 75003 France

Emmanuelle Villard est peintre, elle chérit la pratique et les expérimentations, et son « motif » de prédilection recouvre la notion de séduction, ambivalence comprise. Elle établit à ce propos un étrange va et vient entre la séduction de la peinture, celle du tableau, et celle d’une féminité un tantinet racoleuse. Dans son travail, l’une ne va pas sans l’autre, ou plutôt l’une sert à explorer l’autre et inversement.

Loin du less is more, multipliant les allusions, elle confronte le regardeur à un univers outrancier où la peinture se pare d’effets de surface, paillettes, perles, strass et autres colifichets, et par là même, provoque, chez ce dernier, divers sentiments qui se jouent en profondeur. Elle séduit, surprend, choque, aguiche, happe le regard et rejette tout à la fois.

Il y a quelque chose de l’ordre du spectacle et du jeu de scène. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant qu’Emmanuelle Villard développe actuellement un projet scénique, l’ « Objet spectacle », dans lequel elle reprend les mobiles de son travail pictural. Ce projet, présenté il y a peu au MAC/VAL, sera introduit à la galerie en réouverture d’exposition le premier samedi du mois d’octobre. Les oeuvres ici présentées pour Peinture, arsenic et vieilles dentelles ont été réalisées en parallèle de l’élaboration de ce projet. On y trouve deux nouvelles séries de peintures : Les Levés de rideaux, allusion à la scène aussi bien qu’au rideau de Parrhasios, et les Scènes de crime - où dentelles, colliers de perles et drapés se criblent d’impacts de balles - pièces à la dimension narrative au sein desquelles l’objet du crime serait à la fois la féminité et la peinture. Des Medley enrichis de coquillages et de pompons, des Lace aux allures de mantilles espagnoles, ainsi que des collages saturés jusqu’à l’excès viennent compléter cet ensemble.

Quelque chose mêle alors le support broderie en une dentelle-toile arachnéenne qui emprisonne le regard et capture les milles perles et diamants peints, collés ou fixés sur la toile. Un côté sulfureusement dangereux, baroque et arsenic, qui ouvre une fenêtre aux thèmes et titres tels que Scènes de crime ou Lace, dont l’ambiguïté n’a de cesse de séduire un spectateur captivé.

Présentation autour de l’Objet spectacle samedi 4 octobre En présence de Marion Delage de Luget et Emmanuelle Villard




As a painter, Emmanuelle Villard cherishes practicing and experiments, her favorite « pattern » implies seduction but also an ambivalent look on her surroundings. She goes to and fro between the medium’s seduction, the painting itself that attracts us and a feminity that has something a little lurid in itself. In her work, one doesn’t exist without the other, each leading to the discovery of those two other aspects.
Far from the less is more aesthetics, with many allusive elements, she forces the viewer to deal with an extreme universe where painting is garnished with surface reflections, glitters, pearls, strass and other trinkets, thus creating mixed feelings deeply rooted in each of us. She seduces, surprises, shocks, flirts with, entices, and catches our eyes while rejecting our attention at the same time.
It has to do with spectacle and acting. Nothing odd then when Emmanuelle Villard starts working on a show called “Objet Spectacle” in which she develops her pictorial materials. This project, recently presented in the MAC/VAL, will be shown as the reopening of her exhibition the first Saturday of October. The other pieces in Painting, arsenic and old lace(s) echo this production. One can find two new series of paintings: Levés de rideaux (Pulling the curtain), an evocation of the stage and of Parrhasius curtain, facing her Scènes de crime (Crime scenes) in which laces, pearl necklaces and drapery seem riddled with bullet holes in a narrative dimension since the crime subject would be both feminity and painting. Some Medley enriched with shells and pompoms, some Lace paintings, with an air of Spanish mantillas, as well as her collages excessively saturated complete this body of works.
A thread can be woven between the broidered mount and the lace-canvas to bring in mind the arachnidan idea of imprisoning our gaze and capturing thousands of pearls and painted diamonds, glues or fixed on the painting. A provocatively dangerous tendency, between baroc and arsenic, that paves the way to themes and titles such as Crime scenes or Lace, whose ambiguity provides for our thrill of captive seduction.