Galerie Downtown - François Laffanour

Charlotte Perriand

Charlotte Perriand

2 petits bureaux by charlotte perriand

Charlotte Perriand

2 petits bureaux

Price on Request

bahut by charlotte perriand

Charlotte Perriand

Bahut, 1951

Price on Request

table de salle à manger noire by charlotte perriand

Charlotte Perriand

Table de salle à manger noire, ca. 1956

Price on Request

Friday, November 27, 2009Saturday, January 30, 2010


Paris, France

Please scroll down for English version

Charlotte Perriand
27 novembre 2009 - 30 janvier 2010

Créatrice incontournable du XX° siècle, Charlotte Perriand (1903-1999) est l’une des fondatrices de l’architecture d’intérieur moderne. Figurant parmi les pionniers du design, elle n’a cessé durant soixante dix ans de création, de mener une réflexion politique et éthique sur un habitat adapté à l’homme.

C’est dès l’âge de 24 ans, deux ans après sa sortie de l’école de l’Union centrale des arts décoratifs qu’elle figure dans l’avant garde française. Elle se fait remarquer grâce à son Bar sous le toit exposé au Salon d’automne en 1927. Le Corbusier lui propose de s’associer à lui et à Pierre Jeanneret pour l’aménagement intérieur, le mobilier et l’équipement des villas qu’ils construisent. En 1929, elle est l’une des cofondatrices de l’Union des artistes modernes (UAM) présidée par Robert Mallet-Stevens. Durant les dix années de sa collaboration avec le Corbusier, elle poursuit des recherches sur un habitat et un mobilier pour le plus grand nombre. Elle prend en compte les matériaux, la fonctionnalité, les loisirs et le bien-être pour un logement social. Elle partage avec Fernand Léger la réalisation du Pavillon de l’agriculture pour l’Exposition Internationale de 1937. Parallèlement elle développe la technique du photomontage pour la communication de ses idées politiques.

En 1940, elle part pour le Japon où elle a été nommée conseillère en l’art industriel. Très influencée par l’architecture locale, Charlotte Perriand découvre une conception de l’habitat traditionnel qui rejoint les idées les plus avant-gardistes.

En 1952, elle signe avec les Ateliers Jean Prouvé et se retrouve chargée de l’amélioration esthétique des meubles existants. Charlotte Perriand finira sa carrière en se consacrant dans les années 1970 et 1980 à la réalisation de la station de Arcs en Savoie.

Dans cette exposition, la galerie DOWNTOWN revient sur le travail d’une artiste majeure de l’architecture et du design du XX° siècle dix ans après sa disparition, en exposant des œuvres importantes, emblématiques de son œuvre et pour la plupart encore inédites. Parmi lesquelles

• 1 bahut en bois de Mélèze, 245x40x112 - 1951 - provenance Megève

• 1 console d'angle, 72 x 128 x 92 - 1951 - provenance Megève

• 1 table en pin à 6 pans, 195 x 156 x 71 - 1938 - provenance St-Nicolas-de-Véroce, Hautes-Alpes

• 2 petits bureaux en chêne, 94 x 57 x 72,5 - 1951 - provenance Georges Monnet, Paris

CHARLOTTE PERRIAND
1903-1999

Trois Commandes particulières : 1938-1960

1938. La Commande Saint-Nicolas-de-Véroce

1938 : Charlotte Perriand a le projet de monter son « refuge-bivouac » (conçu avec Jeanneret en 1936) sur le col du mont Joly, accessible en hiver à peau de phoque à partir de l’hôtel Le Crêt des Neiges sur la route de Saint-Nicolas-de-Véroce en Savoie. A cette intention, elle se rend à plusieurs reprises en repérage sur place et finit par faire de Sabine Guichardaz (propriétaire de l’hôtel) son amie. Cette dernière, pour remédier au joyeux chahut occasionné dans l’hôtel par Charlotte Perriand et sa bande d’amis (parmi lesquels l’ingénieur de l’aluminium André Tournon ; le vulcanologue Haroun Tazieff et sa mère ; le cinéaste André Cayatte et bien sûr Pierre Jeanneret) décide de faire construire une annexe où les loger.

1951. La commande Candilis (châlet de Megève)

1949 : Charlotte Perriand est sollicitée pour l’aménagement de l’espace cuisine de l’Unité d’Habitation de la Cité radieuse à Marseille. Elle fait la connaissance sur le chantier de Georges Candilis, architecte et collaborateur de le Corbusier, avec lequel elle envisagera par la suite d’autres projets. Candilis est séduit par les conceptions de Perriand en matière d’utilisation rationnelle de l’espace, et notamment son idée de cuisine ouverte avec utilisation d’un passe-plat. Il lui demande alors d’aménager dans le même esprit son nouveau chalet à Megève. Elle y applique ses idées et conçoit un mobilier en bois comprenant notamment : un meuble passe-plat à deux corps avec portes coulissantes à poignées rigides faisant office de séparation entre la pièce à vivre et la cuisine, elle-même étant équipée au mur d’un meuble de rangement avec portes coulissantes ; mais aussi un bahut avec trois portes coulissantes ; deux bureaux d’angle avec tiroir en aluminium et une bibliothèque murale.

La commande Monnet

1936 : Charlotte Perriand, très engagée politiquement au cours des années 30, avait été chargée par Georges Monnet, nouveau ministre de l’agriculture dans le 1er gouvernement Blum (groupe parlementaire SFIO) d’aménager la salle d’attente du ministère en lieu de propagande pour le programme agricole. Ce sera le début d’une longue amitié. Georges Monnet lui confiera au moment de l’Exposition Universelle de 1937, l’installation en plein air des grands panneaux d’information du Ministère de l’Agriculture. En 1951, Perriand est chargée par Monnet d’aménager son appartement parisien. Elle conçoit pour lui un ensemble en chêne dont un escalier à quatorze marches permettant d’accéder à une mezzanine qu’elle équipe d’un meuble de rangement tout en longueur, à trois compartiments avec étagères. Elle complète cet ensemble par deux bureaux en chêne à plateau massif et pieds oblongs préfigurant un des modèles de tables de forme libre.

« J’aime la montagne profondément. Je l’aime parce qu’elle m’est nécessaire. Elle a été de tout temps le baromètre de mon équilibre physique et moral »

Charlotte Perriand

« Ca se caresse le bois ! »

Charlotte Perriand

« J’aime caresser le bois. »

Charlotte Perriand

---------------------------------------------------------------------------------------------

Charlotte Perriand
November 27, 2009 - January 30, 2010

As a major figure in 20th century interior design, Charlotte Perriand (1903-1999) was a pioneer who, for 60 creative years, followed a line of political and ethical thinking that culminated in a form of dwelling adapted to modern man.

On the strength of her Bar sous le toit/Bar beneath the Roof, which was exhibited to acclaim at the 1927 Salon d’Automne, when she was a young 24-year-old graduate straight out of the Union central des arts décoratifs, she joined the closed club of the French avant-garde. She became part of the team of Le Corbusier and Pierre Jeanneret who entrusted her with the interior furbishment of villas built by the agency. In 1929 she played an active part in the foundation of the Union des artistes moderns (UAM) chaired by Robert Mallet-Stevens.
During the ten years during which she worked with Le Corbusier, she pursued her research into housing and furniture designed for the greatest possible number of people. She was interested in new materials like steel and glass, and in the new functional factors offered by progress to improve well-being in the home. With Fernand Léger she took part in the making of the Agricultural Pavilion at the 1937 World Fair, a showcase which helped here to develop the photomontage technique for getting her political ideas across.

In 1940, she was officially nominated by the Japanese government as Industrial Art Consultant, and went to live in Japan. She was filled with enthusiasm for the modular principles of the local architecture, so akin to her own conceptions and designs. Back in France after World War II, from 1952 onward she consolidated her ideas about furniture at the Ateliers Jean Prouvé, where she was responsible for the aesthetic improvement of furniture. Lastly, the huge Arcs en Savoie project, where she was in charge of the interior design and furnishing of the apartments, offered her a chance to apply her ideas about mass production.

In this exhibition, the Downtown Gallery returns to the work of a major artist in 20th century architecture and design, ten years after her death, with an exhibition of major works which symbolize her oeuvre and have, for the most part, not been shown before.