Galerie Daniel Templon

Yue Minjun

Yue Minjun

Saturday, November 9, 2013Saturday, December 28, 2013


Paris, France

Yue Minjun

9 novembre – 28 décembre 2013

Alors que la Fondation Cartier revenait en 2012 sur le parcours du peintre Yue Minjun, icône de l’art chinois contemporain, la Galerie Templon propose cet hiver et pour la première fois à Paris, un ensemble d’oeuvres récentes et inédites de l’artiste, réunissant peintures et sculpture monumentale.

Probablement le peintre chinois le plus influent de sa génération, Yue Minjun s’est fait connaître par ses toiles ambigües, peuplées de personnages aux visages largement ouverts sur d’inquiétants sourires. L’artiste a adopté le rire comme thème central de son oeuvre : rire stratégique, de dénonciation de l’absurdité du monde actuel, il peut se charger de sens différents et lui permet de « cacher son impuissance » ou de caricaturer l’uniformisation de la société chinoise.
Devenu le modèle immuable de tous ses tableaux, le portrait de Yue Minjun est sans cesse réinterprété, parfois démultiplié, dans des compositions qui alternent éléments grotesques et poétiques. La nouvelle exposition à la Galerie Templon met en avant le thème de la vanité et celui de l’autoportrait.

Yue Minjun est le représentant le plus connu des jeunes artistes chinois regroupés sous l’appellation de réalisme cynique, qui ont rompu avec le réalisme socialiste dans les années 1990. En ces temps de désillusion, liée à l’ouverture du pays au capitalisme de marché, ces créateurs sont « revenus à la peinture des choses authentiques et fiables » selon Yue Minjun.

Dans la nouvelle série exposée à la galerie, on retrouve les énigmatiques mises en scène du peintre, ses portraits d’un rose vif, riant à gorge déployée, découpés sur des ciels d’azur aux nuages immaculés. L’artiste use du gros plan cinématographique, mais aussi de jeux d’association d’images où la mort est désormais très présente. Il propose également des improvisations autour de l’histoire de l’art occidentale et orientale – avec des références aussi variées que Les femmes d’Alger ou les labyrinthes chinois.

Né en 1962 à Daqing, Yue Minjun vit et travaille à Pékin. Après une participation remarquée à la Biennale de Venise en 1999, l’artiste a été exposé dans de nombreuses institutions internationales, notamment au San Francisco Museum of Modern Art en 1999, au Queens Museum de New York en 2007, à la Fondation Beyeler à Bâle en 2011, et a bénéficié d’expositions personnelles au He Xiangning Art Museum de Shenzhen en 2006, au Queens Museum of Art de New York en 2007 et à la Fondation Cartier à Paris en 2012.

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Yue Minjun

November 9 – December 28, 2013

In 2012 the Cartier Foundation held a retrospective of the work of painter Yue Minjun, the leading light of contemporary Chinese art. This winter, and for the first time in Paris, Galerie Templon is presenting a collection of the artist’s recent and previously unseen works with an exhibition of paintings and monumental sculpture.

Probably the most influential Chinese painter of his generation, Yue Minjun first came to public attention with his ambiguous paintings peopled with characters whose faces split wide open in disturbing smiles. The artist has adopted laughter as the central theme of his work: strategic laughter denouncing the absurdity of today’s world, laughter that can carry the weight of different meanings and that allows him to “hide his powerlessness” and caricature the standardisation of Chinese society.

Yue Minjun is the ubiquitous model who appears in all his paintings. His portrait is constantly reinterpreted, sometimes multiplied, in compositions made up of elements oscillating between the grotesque and the poetic. The new exhibition highlights the twin themes of vanity and self-portraiture. Yue Minjun is the best known member of the group of young Chinese artists who formed the Cynical Realism movement when they broke away from Socialist Realism in the 1990s. At a time marked by the disillusionment springing from China’s espousal of market capitalism, these artists “went back to painting things that were authentic and credible”, as Yue Minjun puts it.

The new series of works on display at the gallery include the painter’s enigmatic creations, his bright pink portraits where he roars with laughing against a background of blue skies studded with pristine clouds. The artist makes use of cinematographic close-ups as well as a play of associated images where death is an inescapable presence. He also proposes improvisations that explore the history of Western and Eastern art by means of a variety of references, ranging from The Women of Algiers to Chinese mazes.

Born in 1962 in Daqing, Yue Minjun lives and works in Beijing. After attracting a lot of attention for his 1999 appearance at the Venice Biennale, he went on to exhibit his work at a wide range of international institutions, including the San Francisco Museum of Modern Art in 1999, New York’s Queens Museum of Art in 2007 and the Beyeler Foundation in Basle in 2011. He has also been the subject of solo exhibitions at the He Xiangning Art Museum in Shenzhen in 2006, New York’s Queens Museum of Art in 2007 and Paris’ Cartier Foundation in 2012.