Galerie Daniel Templon

David LaChapelle 'Still Life'

David LaChapelle 'Still Life'

Thursday, June 6, 2013Friday, July 26, 2013


Paris, France

David LaChapelle
'Still Life'

Pour marquer le début de sa collaboration avec la Galerie Templon, le photographe américain David LaChapelle présente pour la première fois en France deux séries radicales, l’inédite Last Supper et Still Life.
Mondialement connu pour ses photographies de mode hautes en couleur et mises en scène baroques peuplées de célébrités, David LaChapelle surprend avec une nouvelle orientation qui met en avant son double intérêt pour l’envers du rêve américain et l’histoire de l’art.

Informé d’actes de vandalisme perpétrés au musée de cire de Dublin, David LaChapelle, chasseur d’icônes obsédé par la question de la notoriété, s’est rendu sur place pour documenter ces sosies brisés, et a poursuivi son enquête dans d’autres musées aux Etats-Unis, en Californie et dans le Nevada.

Le point d’orgue de ces séries est une nouvelle fresque photographique réinterprétant la Cène de Leonard de Vinci. Mises en scènes dans des cartons, les têtes coupées, flottantes, de Jésus, Marie et des apôtres, accompagnées de mains sectionnées mais expressives, recomposent précisément le chef-d’œuvre dans sa version contemporaine. Les fragments de mannequins offrent une vision brute de la piété, en résonnance étrange avec l’iconographie chrétienne du martyre. Le thème est récurrent dans le parcours du créateur, qui intègre souvent aux thèmes apparemment les plus profanes des traces du sacré. Ce grand panoramique de près de quatre mètres tient autant de la tradition du polyptyque religieux que de celle du collage. Dix ans après l’iconique Homeboy Last Supper où il faisait se rencontrer culture de rue et religion, David LaChapelle ne cesse d’interroger les résurgences spirituelles de notre société de divertissement.

Les mannequins de cire bibliques (présentés à l’Impasse Beaubourg) ont été épargnés par le vandalisme, contrairement à ceux de la série Still Life. Les photographies y donnent à voir des célébrités de cire déformées, de Leonardo di Caprio à John Kennedy en passant par Madonna ou Lady Diana. Le rendu hyperréaliste des images donne à ces artefacts endommagés, poupées oubliées, un aspect authentique d’autant plus dérangeant que David LaChapelle a le plus souvent déjà photographié les modèles vivants en magnifiant leur plastique conquérante. Les Still Life basculent du côté obscur de la pop culture. Réflexion sur la fragilité de la célébrité et du pouvoir du système Hollywoodien, la série interroge notre attrait pour les répliques, les sosies. Ces ‘natures mortes’ humaines aux visages brisés, renvoient à notre fascination pour le spectacle de la déchéance des héros autrefois adulés. Avec ces portraits effrayants, David LaChapelle revisite avec humanité la figure de nos archétypes.

L’un des photographes les plus publiés ces vingt dernières années, David LaChapelle se concentre depuis 2006 sur l’aspect expérimental et artistique de sa pratique. Ces dernières années, il a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles à l’international, notamment au Barbican Museum à Londres (2002), au Palazzo Reale à Milan (2007), à la Monnaie de Paris (2009), à l’ Antiguo Colegio de San Ildefonso à Mexico (2009), au Kestner Gesellschaft en Allemagne (2009) au Tel Aviv Museum of Art en Israel (2010) qui l’a nommé artiste de l’année 2011. Il a bénéficié ces dernières années de grandes rétrospectives au Museum of Contemporary Art Taipei (2010), Museum of Contemporary Art de Puerto Rico (2011), au Hangaram Museum en Corée (2012), au Museo de Arte Contemporáneo de Puerto Rico (2011), à la Galerie Rudolfinum à Prague (2011/2012) et au Fotografiska Museet de Stockholm (2012). Récemment ses œuvres ont été acquises par le Los Angeles County Museum of Art (2012), National Portrait Gallery in London (2012), and National Portrait Gallery in Washington DC (2012).

L’exposition continue à l’Impasse Beaubourg (en face en traversant la rue Beaubourg).

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David LaChapelle
'Still Life'

To mark the beginning of his collaboration with the Galerie Templon, American photographer David LaChapelle will be presenting two powerful series in France for the first time: Still Life, and the innovative Last Supper. World-renowned for his highly colorful fashion photography and flamboyantly baroque portraits of celebrities, David LaChapelle surprises us here with a new approach that bears witness to his interest in the underside of the American dream and the history of art.

David LaChapelle is an icon hunter obsessed by the question of notoriety, and when vandals had attacked the Dublin Wax Museum he traveled there to make a record of the broken lookalikes, which led him to investigate many wax museums in the United States (California and Nevada).

The high point in this series is a new photographic fresco reinterpreting Leonardo da Vinci’s Last Supper. In LaChapelle’s interpretation, figureless floating heads and expressive, yet completely detached, hands shown inside cardboard boxes compositionally represent the original masterpiece in an accurate yet startling contemporary way. The fragments of the broken models offer an image of raw piety, strangely resonant of the martyrs of Christian iconography. This is a recurrent subject for the artist who consciously or unconsciously mixes the sacred with the profane. This large panoramic image is nearly four metres wide, and owes as much to the tradition of the religious polyptych as to collage. Ten years after LaChapelle’s iconic Homeboy Last Supper, merging street art and religion, the artist continues to reflect on the resurgence of the spiritual in our material dominated society.

The biblical wax figures were spared disfiguring by the vandals. The wax figures in the Still Life series were not as fortunate. These photographs depict distorted wax figures of celebrities, from Leonardo DiCaprio to John F. Kennedy, Madonna, and Lady Diana. The hyper realistic style of the images confers a feeling of authenticity on these damaged imitations - these forgotten facsimiles - made all the more disturbing because many of these real life people (celebrities) had already been photographed by David LaChapelle.

The Still Life series reaches into the dark side of pop culture. Reflecting on the fragility of fame and power of the Hollywood Star System, the series examines the appeal for us of the stars' replicas, their wax figures. These human "still lifes" with broken faces, also relate to our fascination for the spectacle of the downfall of our once adulated heroes. With these frightening portraits of stars condemned to museum storage closets, David LaChapelle takes a new humane look at the faces of our archetypes.

One of the most widely published photographers of the last twenty years, since 2006 David LaChapelle has been focusing on the experimental artistic sides of his art. In recent years he has exhibited his works at many one-man shows around the world, including the Barbican Museum in London (2002), Palazzo Reale in Milan (2007), la Monnaie de Paris (2009), Antiguo Colegio de San Ildefonso in Mexico City (2009), Kestner Gesellschaft in Germany (2009) and the Tel Aviv Museum of Contemporary Art in Israel (2010), from which he received the honor of Artist of the Year in 2011. Also recently, major retrospectives of his work have been shown at the Museum of Contemporary Art Taipei (2010), Museum of Contemporary Art in Puerto Rico (2011), Hangaram Museum in Korea (2012), Rudolfinum Gallery in Prague (2011/2012), and the Fotografiska Museum in Stockholm (2012/2013). Recent acquisitions include Los Angeles County Museum of Art (2012), National Portrait Gallery in London (2012), and National Portrait Gallery in Washington DC (2012).

The exhibition continues Impasse Beaubourg (accross the street).