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Lucio Fontana - Sculpture: Io sono uno scultore e non un ceramista    Mar 31 - Jun 23, 2012

Arlecchino
Lucio Fontana
Arlecchino, 1948
 
Assunzione
Lucio Fontana
Assunzione, 1947
 
Battaglia
Lucio Fontana
Battaglia, 1947
 
Ceramica Spaziale
Lucio Fontana
Ceramica Spaziale, 1949
 
Concetto Spaziale
Lucio Fontana
Concetto Spaziale, 1957
 
Concetto Spaziale
Lucio Fontana
Concetto Spaziale, 1954
 
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LUCIO FONTANA – SCULPTURES: Io sono uno scultore e non un ceramista

Exposition du 31 mars au 23 juin 2012
Vernissage
Samedi 31 mars 2012, de 16h à 20h.

La galerie Karsten Greve a l'honneur de présenter une exposition de céramiques de LUCIO FONTANA (1899-1968), rarement dévoilées et d'une vaste et impressionnante diversité.

Les sculptures de cet artiste sont caractéristiques d'une expérimentation où, l´intérêt pour les non finis des sujets, anime la matière abordée de façon révolutionnaire tout en conservant sa vitalité organique innée. La matière semble crépiter, devient très agitée et tellurique, pourtant capable de jouissances sensibles. Fontana s'oriente dans la direction d'une recherche sculpturale qui voit la forme comme événement à travers la lumière et l´espace, véritable grumeau vital chargé d’énergie.

« J'ai recherché et étudié la forme, l'expression de la forme », souligne Fontana en 1939 dans un texte consacré à la céramique. Souvent dans ses écrits, l´artiste insiste sur sa propre position vis-à-vis de la céramique, se définissant comme un sculpteur et non un céramiste. Il précise d’ailleurs la distinction entre la technique en soi et ses objectifs ; ses propres études sur la forme et sur l´expression libérées de la forme même.

C’est en 1937, pendant un séjour à la Manufacture Nationale de Sèvres et, plus tard, à la briqueterie d’Albisola en Ligurie (Italie), que Fontana approfondit de façon systématique et disciplinée sa technique. C’est d’ailleurs à Albisola qu’il produira une série marine aux motifs d’algues, de papillons, de fleurs, d’alligators, de homards et tout un aquarium pétrifié et brillant.

Dans ses oeuvres, Fontana se confronte sans cesse aux techniques et thèmes traditionnels, comme c’est le cas avec la céramique. Il nourrit son travail de paysages, de scènes religieuses, de sujets végétaux ou animaliers et même de personnages de la Commedia dell’Arte, pour les réinventer et se lancer dans des idées et réalisations avant-gardistes, dont les résultats sont ses Concetti Spaziali, Buchi (depuis 1949) et Tagli (depuis 1958).

Ses sculptures surprenantes sont pour la première fois réellement découvertes et appréciées dans une exposition au Centre Pompidou en 1987. Il s’agit d’une production particulièrement significative où l'engagement théorique de Fontana pour des genres d’art moins statiques et pour un spatialisme illimité prend forme dans ses premiers écrits Manifesto Blanco (Buenos Aires, 1946) et Spaziali (Milan, 1948), premier manifeste italien. Influencé par le Futurisme, il soutenait les idées du progrès, d’un monde dynamique où le concept de l’œuvre opère tant dans l’imagination du spectateur que par la réalisation matérielle.

Fils d'un sculpteur italien immigré en Argentine, il apprend à maîtriser la céramique dans l'atelier parental. Il fait ses études en Italie à l'Académie de Brera à la fin des années 1920 chez le sculpteur symboliste Adolfo Wildt. Il y découvre son intérêt pour les contours clairs, des compositions d’images bidimensionnelles et pour l'espace, qui ne se constituent pas de volumes mais d’un pourtour imaginé. Cette importance accordée à la plastique comme point de départ vers l’espace se reflète dans des céramiques comme Arlecchino (1948) et Il Guerriero (1949). Fontana cherche à s’affranchir du cadre spatial au travers de mouvements agités, de surfaces fragmentées et lumineuses et d’un geste expressionniste-baroque grâce à l'alternance des formes concaves et convexes. Modulant directement la matière de ses gestes spontanés, Fontana souligne la mollesse et la versatilité du matériau travaillé. Par ailleurs, son intérêt pour les bords bien définis et les compositions d’images bidimensionnelles se retrouve dans des œuvres plus abstraites comme Le Sirene (1950) et Concetto Spaziale (1954), dans lesquelles la figuration disparaît progressivement et les limites des genres se mélangent entre la sculpture, le dessin et la toile.

Lucio Fontana est né le 19 février 1899 à Rosario une province de Santa Fe en Argentine. En 1927 il étudie la sculpture en Italie et présente sa première exposition en 1930 à Milan à la galerie Il Milione. Au cours des années suivantes, il voyage entre l’Italie et la France, en travaillant avec des peintres expressionnistes et abstraits. En 1940, à Buenos Aires, il enseigne la sculpture à l'école des Beaux-Arts avant de fonder une école privée, l'Académie d'Altamira. C'est là qu'en 1946 il élabore le Manifesto blanco, qui sera considéré comme le premier manifeste du Mouvement spatialiste. En 1947, Fontana revient à Milan, où un petit groupe se réunit bientôt autour de ses idées, et qui donnera naissance à plusieurs manifestes. De retour à Milan après un séjour new-yorkais dans les années 1960, il s'installe finalement à Comabbio, en Lombardie, où il décède le 7 septembre 1968.
Ses œuvres ont été montrées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives à travers le monde, comme le Centre Georges Pompidou (1987), le Museum Moderner Kunst Stifung Ludwig, Vienne (1996-1997), la Hayward Gallery, London (1999-2000), le Solomon Guggenheim Museum, New York (2006) et la Galleria Nazionale d'Arte Moderna, Rome (2008).

L'exposition sera accompagnée d'un catalogue avec un texte de Robert Storr.

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LUCIO FONTANA – SCULPTURES: Io sono uno scultore e non un ceramista

(“I am a sculptor, not a ceramist”)
Exhibition from March 31 to June 23, 2012
Opening Saturday March 31, 2012 from 4pm to 8pm.

Karsten Greve Gallery is honoured to present an exhibition of rarely seen ceramics of a vast and impressive variety by LUCIO FONTANA (1899-1968).
The sculptures of this artist are characterised by an experimentation where the concern for the non-finito in the subjects animates the material, approached as it is in a revolutionary manner, while at the same time conserving its innate organic vitality. The matter seems to sizzle, becoming very agitated and telluric, though capable of palpable pleasure. Fontana is oriented in the direction of sculptural research that sees shape as an event through light and space, an actual vital lump charged with energy.

“I searched and studied form, the expression of form”¹, Fontana stresses in a text about ceramics in 1939. The artist often insists in his writings upon his own position with respect to ceramics, defining himself as a sculptor and not a ceramist. Furthermore, he emphasises the distinction between the technique itself and its objectives; his own studies on form and on the expression liberated from the form itself.

It was in 1937 during a stay at the Manufacture Nationale de Sèvres and later, at the furnace of Albisola in Liguria (Italy), that Fontana deepened his technique in a systematic and disciplined manner. It was in fact in Albisola that he produced a marine series with seaweed, butterfly, flower and lobster motifs and an entire petrified and brilliant aquarium.

In his works, Fontana ceaselessly confronts the techniques and traditional themes that are characteristic of ceramics. He fills his work out with landscapes, religious scenes, vegetal and animal subjects and even characters from the Commedia dell’Arte, in order to reinvent them and launch into avant-garde ideas and achievements, the results of which are his Concetti Spaziali, Buchi (since 1949) and Tagli (since 1958).

His outstanding sculptures were really discovered and fully appreciated for the first time at an exhibition at the Pompidou Centre in 1987. In this particularly significant production, Fontana had a less theoretical commitment to static art genres. An unlimited “spatialism” took form in his first writings, Manifesto Blanco (Buenos Aires, 1946) and Spaziali (Milan, 1948), the first Italian manifesto. Influenced by Futurism, he upheld the ideas of progress, of a dynamic world where the concept of the work operates as much in the viewer’s imagination as in its material production.

The son of an Italian sculptor who emigrated to Argentina, he learned to master ceramics in his father’s workshop. He studied at the Brera Academy at the end of the 1920’s under the symbolist sculptor Adolfo Wildt. There he discovered his interest in clear outlines, compositions with two-dimensional images and in space, which is not made up of volumes but of an imaginary line. This importance granted to substance as a point of departure towards space is reflected in his ceramic pieces such as Arlecchino (1948) and Il Guerriero (1949). Fontana sought to free himself from the spatial framework through agitated movements, fragmented and luminous surfaces and a Baroque-Expressionist gesture set in an alternation of concave and convex shapes. Directly modulating the material with his spontaneous gestures, Fontana highlights the softness and versatility of the material being handled. His interest for well defined edges and compositions with two-dimensional images finds expression in more abstract works such as La Sirene (1950) and Concetto Spaziale (1954), in which representation gradually disappears and the limits of genres between sculpture, drawing and oil painting are merged.

Lucio Fontana was born on February 19, 1899 in Rosario, a province of Santa Fe in Argentina. In 1927 he studied sculpture in Italy and held his first exhibition at the Il Milione Gallery, in Milan (1930). During the following years, he travelled between Italy and France, working with expressionist and abstract painters. In 1940, in Buenos Aires, he taught sculpture at the Beaux-Arts before founding a private school, the Altamira Academy. Then in 1946 he signed the Manifesto Blanco, which was considered to be the first manifesto of the Spatialist Movement. In 1947, Fontana returned to Milan, where a small group soon gathered around his ideas, and led the way to several manifestos. Back in Milan after a period in New York in the 1960’s, he finally moved to Comabbio, in Lombardy, where he died on September 7, 1968.
His works have been shown in numerous one-man and group shows around the world, including the Centre Georges Pompidou (1987), the Museum Moderner Kunst Stifung Ludwig, Vienna (1996-1997), the Hayward Gallery, London (1999-2000), the Solomon Guggenheim Museum, New York (2006) and the Galleria Nazionale d'Arte Moderna, Rome (2008).

The show will be accompanied by a catalogue with a text by Robert Storr.

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