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Catherine François dans les jardins du Musée van Buuren
Dès les beaux jours, plus que jamais, cette belle propriété
uccloise mérite la visite. Sa roseraie, son labyrinthe et son
jardin des coeurs créé par René Pechère sont alors au
diapason. S'y ajoute, à partir du 9 mai, une magnifique
exposition de sculptures...
Précédemment cette Fondation créée par David et Alice Van
Buuren a accueilli dans ses jardins des expositions aussi prestigieuses
que «De Maillol à Tony Cragg», une rétrospective de Zadkine, de
Pol Bury ou d'Olivier Strebelle.
Être invitée pour la deuxième fois à y présenter ses oeuvres est
une consécration pour l’artiste bruxelloise Catherine François. La
vingtaine de sculptures sélectionnée dans sa production récente
témoigne d'une évolution toute en douceur depuis son exposition
en 2007, dans ces mêmes jardins.
Retour aux origines Son diplôme universitaire en poche, Catherine François donne
libre cours à sa passion et s’oriente vers les beaux-arts. La formation
qu’elle y acquiert en dessin et peinture passe, notamment, par
l'étude rigoureuse du nu, ferment utile pour l’armature de l'oeuvre
à venir. En 1996, elle s’orienter vers la sculpture qui canalise mieux
son mal être, dès lors métamorphosé en énergie créative.
Sa technique est principalement celle de la cire perdue. Mais,
au fil du temps et de son inspiration, l’artiste développe d’autres
techniques, liées aux matériaux de base utilisés: cire, mousse
polyuréthane, bois, terre, tissus, verre,... Chaque création lui
apprend à maîtriser de nouveaux aspects, qu'ils soient «chimique»
pour la fonte des matériaux ou plus techniques pour la réalisation
des armatures.
Ses oeuvres s'inspirent de l'énergie des formes de la nature, source
de repli, de rayonnement ou de modification selon ses humeurs.«En
fonction des périodes, dit-elle, je sens différemment cette énergie vitale.
Avant, ma perception était celle d’un renouvellement infini. Aujourd’hui,
je suis plus inquiète et cette énergie transperce, forme des trous… Je
laisse à chacun le soin de les interpréter. Certains se reconstruisent,
d’autres pas…».
Toujours en évolution, Catherine puise aux creux de ses émotions,
dans ce magma intense et bouillonnant, le déroulé de ses oeuvres
d’art. D'une création à l’autre, le dialogue se poursuit. Il s'épanouit,
avec une magnifique générosité, dans ces jardins romantiques.
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