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Carlos Amorales 'La langue des morts'
2 - 31 mars 2012
Yvon Lambert est heureux dʼannoncer La Langue des Morts, la troisième exposition personnelle de lʼartiste
mexicain Carlos Amorales à la galerie Yvon Lambert Paris.
Lʼexposition débute le vendredi 2 Mars et sera visible jusquʼau 31 Mars 2012.
Depuis une quinzaine d'années, Carlos Amorales (né en 1970, vit et travaille à Mexico) crée et développe un
alphabet visuel constitué de dessins vectoriels qu'il décline dans ses oeuvres. Cette « archive liquide », souvent
issue d'éléments empruntés à l'iconographie populaire, est ainsi la base de ses dessins, collages, installations ou
encore de ses vidéos d'animation.
Si lʼartiste, à travers des images mentales à la portée parfois intime, infiltrait jusquʼici des notions telles que
lʼanimalité, les paradoxes de la beauté ou encore lʼinquiétante étrangeté, il explore aujourdʼhui un nouveau projet
poétique autour de la mort, la vanité et le langage. Avec sa nuée dʼinsectes à la fois merveilleuse et menaçante
de son installation « Black Cloud » lʼartiste plongeait déjà le spectateur dans un moment dʼintense vibration, entre
séduction et répulsion absolue.
Cette nouvelle exposition à la galerie Yvon Lambert sʼinscrit formellement dans la continuité de ses recherches
sur la transformation du langage figuratif en une typographie calligraphique, où les formes se voient transformées
en signes abstraits et éléments asémantiques.
Dans la première partie de lʼexposition, Carlos Amorales présente La Langue des Morts, un roman photo
composé dʼun ensemble de quinze impressions sur papier. Cette oeuvre a été réalisée à partir de photographies
violentes extraites de la presse mexicaine, illustrant les morts causées par la guerre contre les narcotrafiquants.
Tous ses personnages de ce roman photo témoignent dʼune cruelle vérité, victimes pour la plupart de crimes
atroces, ils semblent coexister et communiquer entre eux « le langage proposé pourrait être celui de la mort si
elle parlait, comme si nous nous trouvions dans une sorte d'au-delà épouvantable. Ce travail pourrait être
compris comme l'expression du sentiment d'aliénation envers notre propre culture, où la guerre semble
impossible à rationaliser et où les sens échappent à l'imagination ». ( Carlos Amorales)
Actuellement résident à lʼatelier Calder, Carlos Amorales présente dans la deuxième partie de lʼexposition une
installation composée entre autre de plusieurs grands mobiles dont la forme générale est indubitablement
inspirée par Calder. Cette oeuvre mouvante, composée de cymbales, laisse le spectateur libre de créer sa propre
musique. Selon lʼartiste « … cette installation fait allusion à l'état de silence et de tranquillité, qui en étant jouée
par les visiteurs peut devenir soit harmonique, soit chaotique. Ces sculptures sont des antidotes à l'horreur de la
guerre et la violence : mon désir personnel est ainsi de proposer un véritable moment de plaisir ».
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