Candida Höfer 'Erinnern'
10 septembre - 9 octobre 2011
Yvon Lambert est heureux d'annoncer la deuxième exposition à la galerie de la photographe allemande Candida
Höfer.
L'exposition ouvre le samedi 10 septembre de 18 à 21 heures en présence de lʼartiste, et sera visible
jusqu'au 9 octobre 2011.
Lʼexposition intitulée « Erinnern », fait appel à lʼespace du souvenir, du silence et du temps. Il est encore une fois
question de lʼarchitecture de lʼabsence. Pour cette nouvelle exposition, lʼartiste présente des photographies
réalisées à Berlin, Naples, puis Séville. Les dimensions spatiales semblent sʼétaler telles les strates du temps. Le
travail de Candida Höfer se caractérise à la fois par son objectivité et sa distanciation. A la précision
photographique, fait écho lʼâme des lieux, dont elle révèle toute la puissance. Lʼartiste à travers cette nouvelle
exposition à la galerie Yvon Lambert, plonge le spectateur dans une certaine forme de contemplation du souvenir.
Cʼest de son regard caché derrière l'objectif que Candida Höfer fixe sur papier glacé sa vision d'un monde dénué
de toute présence humaine, s'attachant uniquement aux lieux. Candida Höfer apprend aux côtés de Bernd
Becher à l'académie d'art de Düsseldorf, après un détour par des études de cinéma auprès de Ole John.
A la manière des Becher, que se soit à travers la typologie ou lʼaspect sériel, la photographe se fait témoin,
confidente dʼune ambiance où elle sʼest invitée. A partir de 1975, elle expose ses oeuvres individuelles ou
collectives, imposant les espaces vides. Ses choix ne sont jamais un hasard: des musées aux églises en passant
par les opéras, elle prend des endroits symbolisant la culture, la religion, donnant ainsi une autre dimension à ses
photographies. Avec détachement et objectivité, elle rend à chaque espace une tout autre perception.
En 2006, elle revient exposer ses derniers travaux au Louvre, exposition baptisée ' Candida Höfer : Architecture
of Absence', inscrivant la ligne directrice philosophique de son oeuvre.
« Le secret de lʼefficacité et de la beauté de ces images tient sans doute à ce paradoxe entre la présence et
lʼabsence, entre le dépouillement, la clareté de lʼimage et le mystère qui sʼen dégage » écrivait en 2006, Marie-
Laure Bernadac, conservateur général, chargée de mission pour lʼart contemporain au Louvre, à lʼoccasion de
lʼinvitation lancée à lʼartiste.
Née en 1944, Candida Höfer vit et travaille à Cologne.
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