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Jan Fabre 'Gisants (Hommage à E.C. Crosby et K.Z. Lorenz)'    Feb 28 - Apr 20, 2013


Jan Fabre
'Gisants (Hommage à E.C. Crosby et K.Z. Lorenz)'

Vernissage : jeudi 28 février de 17h à 20h30

Deux ans après le succès de Piètas à la Biennale de Venise, Jan Fabre transforme la Galerie Templon en chambre sacrée. Les deux espaces de la galerie accueillent un couple de gisants en marbre de Carrare accompagné de sculptures de cerveaux habités d’insectes et de plantes. Après s’être emparé du thème de la pièta, Jan Fabre se confronte à la tradition séculaire de la mise en scène de la mort.

L’artiste rend hommage à deux personnalités dont les découvertes ont éclairé le siècle passé : Elizabeth Caroline Crosby (1918-1983), neuro-anatomiste américaine et Konrad Zacharias Lorenz (1903-1989), biologiste et zoologiste autrichien. Fervent défenseur du dialogue entre les champs de la connaissance, Jan Fabre a déjà travaillé sur les neurosciences, notamment avec le film Is the brain the most sexy part of the body? (2007)

Si les sculptures funéraires invitent à la méditation sur la vanité de l’existence, la mise en scène de Jan Fabre questionne les liens de l’homme avec la nature et sa propre nature. Le cerveau, siège de l’intelligence et de la créativité, apparaît comme un protecteur, un guide possible dans l’au-delà. Les insectes - papillons, abeilles, araignées, scarabées - adoptent la fonction traditionnellement dévolues aux chiens ou aux lions des sépultures royales, posés aux pieds des gisants : celle de la résurrection.

Né en 1958 à Anvers, Jan Fabre est reconnu depuis la fin des années 1990 pour son œuvre d’homme de théâtre, de plasticien et d’auteur. Il s’intéresse depuis 1976 à l’art de la performance, et se lance en 1980 dans la mise en scène et la chorégraphie. Depuis, il a réalisé une trentaine de pièces mêlant danse et théâtre, dont la radicalité déclenche régulièrement la polémique, comme Je suis sang (2000) ou L’Orgie de la Tolérance (2009). En mai 2013 il présentera au Théâtre de la Ville à Paris The Tragedy of a Friendship consacré à la relation entre Nietzsche et Wagner.

Dessinateur invétéré, Jan Fabre crée des sculptures, modèles et installations qui font vivre ses grands thèmes de prédilection tels que la métamorphose ou l’artiste comme guerrier de la beauté. Parmi ses expositions personnelles les plus marquantes ces dernières années on peut citer celle du Museum voor Hedendaagse Kunst à Anvers en 2006 et du Musée du Louvre en 2008. Récemment, l’artiste a fait l’objet d’expositions au Kröller-Müller Museum d’Otterlo au Pays-Bas (Hortus/Corpus, 2011), au Kunsthistorisches Museum de Vienne et au Musée d’art moderne de St Etienne (Jan Fabre. Les années de l’heure bleue, 1986 – 1991, 2011).

Le catalogue bilingue anglais/français de l’exposition, avec des textes de Jo Coucke, Marie Darrieussecq, Vincent Huguet et Bernard Marcelis, sera disponible à la mi-février 2013.

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Jan Fabre
'Gisants (Tribute to E.C. Crosby and K.Z. Lorenz)'

Opening : Thursday, February 28 from 5 p.m to 8.30 p.m

Two years after the success of Piètas at the Venice Biennale, Jan Fabre is transforming Galerie Templon into a sacred chamber. The gallery space will play host to a pair of effigies in Carrare marble accompanied by sculptures depicting brains inhabited by insects and plants. Having previously tackled the subject of pièta, Jan Fabre now turns his attention to the secular tradition of displaying death.

Fabre pays homage to two figures whose discoveries enlightened the 20th century: Elizabeth Caroline Crosby (1918-1983), an American neuro-anatomist, and Konrad Zacharias Lorenz (1903-1989), an Austrian biologist and zoologist. As a fervent advocate of inter-disciplinary dialogue, Jan Fabre has already addressed the neurosciences, primarily in his film Is the brain the most sexy part of the body? (2007)

If funerary sculptures invite us to meditate on the vanity of existence, the settings created by Jan Fabre question humanity’s ties with nature and its own nature. The brain, seat of intelligence and creativity, appears as a protector, a possible guide to the beyond. Insects—butterflies, bees, spiders and beetles—adopt the function traditionally reserved for dogs or lions in royal sepulchres, posed at the effigies’ feet: the promise of resurrection.

Born in Antwerp, Belgium, in 1958, Jan Fabre has been known for his work as a theatre artist, a visual artist and an author since the late 1990s. His interest in the performing arts dates back to 1976, and he started to work as a director and choreographer in 1980. Since then, he has created some thirty pieces combining dance and theatre, whose radical approach is a frequent source of controversy, such as Je suis sang (2000) and L’Orgie de la Tolérance (2009). In May 2013, he will be presenting The Tragedy of a Friendship, exploring the friendship between Nietzsche and Wagner, at the Théâtre de la Ville à Paris.

An inveterate sketcher, Jan Fabre creates sculptures, model and installations that bring his core preoccupations to life: metamorphosis, or the artist as a warrior of beauty. Some of the most noteworthy recent solo exhibitions of his work include those at the Museum voor Hedendaagse Kunst in Antwerp in 2006, and the Musée du Louvre in 2008. In recent years, he has been exhibited at the Kröller-Müller Museum in Otterlo, the Netherlands (Hortus/Corpus, 2011), the Kunsthistorisches Museum in Vienna and the Musée d’Art Moderne in St Etienne, France (Jan Fabre. Les années de l’heure bleue, 1986 – 1991, 2011).

A bilingual French-English exhibition catalogue, with written contributions from Jo Coucke, Marie Darrieussecq, Vincent Huguet and Bernard Marcelis, will be available in February 2013.

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