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Julião Sarmento 'Quelques jeux interdits'    Jan 7 - Feb 18, 2012

A Ghost Story
Julião Sarmento
A Ghost Story, 2009
 
  
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Julião Sarmento 'Quelques jeux interdits'
7 janvier - 18 février 2012

Julião Sarmento, l’un des plus grands artistes portugais contemporains, expose pour la première fois à la Galerie Templon. Ses œuvres sur toiles, subtiles et énigmatiques, explorent les territoires du désir et de la représentation. Julião Sarmento associe des fragments de photographies et de textes à ses images graphiques au graphite. Silhouettes humaines, architectures et mots sont soumis au même effacement, par la force d’un cadrage cinématographique, d’un geste inachevé ou de la disparition sous une épaisse couche d’acrylique. Le sujet est « ce qui n’est pas là », explique l’artiste. Fenêtre ouverte sur des narrations et des relations possibles, sa peinture invite le spectateur à laisser libre cours à son imagination - et au plaisir voyeuriste d’une vision incomplète.

Par un travail raffiné sur la texture et les matériaux l’œuvre de Julião Sarmento fait aussi acte de matérialité. L’artiste exploite une grande variété de combinaisons pour perpétuer un répertoire de motifs récurrents : femme archétypale sans visage, architectures modernistes, lignes végétale et références à la littérature et au cinéma. L’érotisme de Bataille, les histoires américaines de Raymond Carver, « l’intranquillité » de Fernando Pessoa sont autant de pistes pour interroger les drames qui se trament sous la surface de son œuvre. « Il s’agit d’imposer la sensualité concrète d’une peau contre la domesticité d’un foyer, le pouvoir fétichiste d’un mot contre la convenance d’une explication. Contre la paix d’une image finie, promouvoir le défilé interminable de plus et plus d’images » écrit le critique d’art Alexandre Melo.

Né à Lisbonne en 1948, Julião Sarmento a étudié la peinture et l’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Lisbonne. Il développe depuis les années 1970 une pratique associant peinture, vidéo, installations sonores et plastiques. L’artiste a à son actif plus d’une centaine d’expositions à travers le monde. En 1997 Julião Sarmento représente le Portugal à la Biennale de Venise. Plus récemment, on a pu voir son travail à la Tate Modern de Londres qui lui dédiait une « Artist Room », au Centro de Arte Contemporaneo de Malaga en Espagne (2010) ou au Contemporary Art Center de Cincinnati (2011). La Fundaçao Serralves à Porto consacrera une grande rétrospective à l’artiste au printemps 2012.

L’oeuvre de Julião Sarmento est représentée dans les plus grandes collections publiques - notamment au Museum of Modern Art (MOMA) et au Solomon Guggenheim Museum à New York, au Musée national d’art moderne/Centre Pompidou à Paris et au Moderna Museet à Stockholm.

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Julião Sarmento 'Quelques jeux interdits'
January 7 – February 18, 2012

Julião Sarmento, one of Portugal’s leading contemporary artists, is exhibiting at Galerie Templon for the first time. His works on canvas are subtle and enigmatic, exploring the terrain mapped out by desire and representation.

Julião Sarmento combines fragments of photographs and texts with his graphic images executed in graphite. Human silhouettes, architectural images and words are subjected to the same process of obliteration, effected by means of a cinematographic approach to framing the subjects, an unfinished gesture or a thick layer of acrylic paint that swallows them up. The artist tells us that the subject is “that which is not there.” An open window on possible narratives and relationships, his painting invites the viewer to give free reign to her or his imagination and the voyeuristic pleasures of the partial glimpse.

Julião Sarmento's careful focus on texture and materials also turns his works into an act of materiality. The artist exploits a huge variety of combinations to create a series of works with recurring motifs: an archetypal woman with no face, modernist architectural images, plant-like lines and references to literature and the cinema. Bataille's eroticism, Raymond Carver's American stories and Fernando Pessoa's “disquiet” all provide signposts to the dramas bubbling beneath the surface of Julião Sarmento's art. “It's all about setting the tangible sensuality of skin against the domesticity of home, the fetishist power of a word against the propriety of an explication. Against the peacefulness of a finished image, promoting the interminable procession of image upon image,” writes art critic Alexandre Melo.

Born in Lisbon in 1948, Julião Sarmento studied painting and architecture at the Lisbon School of Fine Arts. In the 1970s, he began to develop a method combining painting, video and sound and modelled installations. He has taken part in over a hundred exhibitions throughout the world. Julião Sarmento represented Portugal at the Venice Biennial in 1997. More recently, his work has featured at London's Tate Modern, with a dedicated Artist Room, the Malaga Centro de Arte Contemporaneo in Spain (2010) and the Contemporary Art Center in Cincinnati (2011). The Fundaçao Serralves in Porto has scheduled a major retrospective on the artist for spring 2012.

Julião Sarmento's work is included in numerous major public collections, including at the Museum of Modern Art (MOMA) and Solomon Guggenheim Museum in New York, Musée national d’art moderne/Centre Pompidou in Paris and Moderna Museet in Stockholm.

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