Anton Meier Galerie

Philippe Schibig 'Dessins 1961-1983'

Philippe Schibig 'Dessins 1961-1983'

sans titre by philippe schibig

Philippe Schibig

Sans titre, 1979

Thursday, October 14, 2010Saturday, January 29, 2011


Geneva, Switzerland

Philippe Schibig 'Dessins 1961-1983'
14 octobre 2010 - 29 janvier 2011

Philippe Schibig: prince d’une autre planète
La Galerie Anton Meier a le grand plaisir de vous informer de sa prochaine exposition consacrée au peintre Philippe Schibig du 14 octobre 2010 au 31 janvier 2011 et vous convie au vernissage qui se tiendra le 14 octobre 2010, de 18:00 à 20:00, au Palais de l’Athénée de Genève (www.antonmeier-galerie.ch).

Nouvelle graphie

«Cette fois nous rendons les armes ! jamais jusqu’à ce jour nous n’avons vu oeuvre pareille à celle-ci » écrivait en 1967 déjà une critique d’art à propos des dessins de Philippe Schibig. L’artiste suisse, à l’oeuvre indéchiffrable et à la vie tumultueuse, a fait couler l’encre des critiques sans pour autant livrer la clé de lecture de ses dessins au stylo bille. Si Philippe Schibig est moins présent sur le devant de la scène artistique depuis quelques années, il a livré vingt ans durant une oeuvre importante, inspirée selon ses dires par Uccello, Schiling ou encore Ernst. Son oeuvre - évoquant tantôt des figures humaines, des motifs floraux ou les fantasmagories de l’artiste - possède un profond sens de la composition et du rythme, une immense qualité graphique et est empreinte d’une rare poésie.

Qualifiée tour à tour d’ « écriture automatique », de « nouvelle graphie » ou encore de « dérive de formes alphabétiques », l’expression picturale de Schibig est unique en son genre : superpositions de couches dessinées au moyen de traits microscopiquement ciselés au stylo bille qui, dans un chaos organisé et une frénésie contrôlée, dégagent une intensité incomparable.

Chaque strate rajoutée par Schibig oblitère la précédente et en altère la signification, rendant impossible le décryptage des dessins de l’artiste. La clé de lecture de son oeuvre se dérobe ainsi sans cesse, par une volonté de l’artiste de rendre méconnaissable les contours de sa pensée et d’en dissimuler le contenu.
«Je suis terriblement attiré par Artaud et sa recherche d’absolu. Je ressens la même fiévreuse déchirure. Des jours, je vis chaque seconde avec une intensité cruelle, c’est pourquoi je dessine », révélait l’artiste lors d’une interview, il y a vingt ans déjà, tout en affirmant détester discuter de son travail.

Philippe Schibig a déjà été exposé à deux reprises chez Anton Meier : une première exposition en 1976, suivie d’une seconde en 1981. Aujourd’hui, hommage est rendu à l’artiste avec cette troisième exposition réunit une trentaine de ses oeuvres, parmi les plus significatives, essentiellement produites entre 1960 et 1970. En parallèle paraîtra à la mi-octobre un important ouvrage de 400 pages consacré à l’artiste par l’excellent éditeur zürichois Scheidgger & Spiess, accompagné des textes de Jean-Christophe Amman, et du professeur Beat Wyss notamment.

Bio express

Né en 1940 à Carouge (GE), Philippe Schibig a passé sa jeunesse entre Genève et Zoug, puis a vécu à Lucerne Genève et Zürich. Il a fréquenté quelque temps l’Ecole des Arts et Métiers de Lucerne avant de poursuivre son parcours artistique en autodidacte, menant une vie difficile et sans répit, avec une carrière ponctuée d’épisodes tumultueux et d’hospitalisations en milieu psychiatrique.

Artiste outsider de la scène d’art contemporain suisse des années 1960-1970 et l’un des acteurs essentiel de cette générations d’artistes, il a fait l’objet d’une quarantaine d’expositions depuis 1961 avant de progressivement se retirer de la scène artistique ces vingt dernières années. Aujourd’hui âgé de 70 ans, Philippe Schibig vit dans un Home en Suisse alémanique.