Almine Rech Gallery

Ziad Antar 'Expired' (Paris)

Ziad Antar 'Expired' (Paris)

19, rue de SaintongeParis, France Saturday, November 17, 2012Saturday, December 22, 2012

19, rue de Saintonge
Paris, France
Saturday, November 17, 2012Saturday, December 22, 2012

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Ziad Antar: Expired (Paris)
17.11 — 22.12.12
Vernissage: Samedi 17 novembre 2012, 17h30 - 20h30

La galerie Almine Rech est heureuse de présenter la deuxième exposition personnelle de Ziad Antar.

Ziad Antar est né en 1978 à Saida au Liban. Il vit désormais entre Saida et Paris. Il a fait l’objet en 2012 d’une exposition personnelle Coastline à la Sharjah Art Foundation dont le commissariat fut confié à Christine Macel, et a participé la même année à la Triennale du Palais de Tokyo. En 2010, il a exposé au Witte de With à Rotterdam, au Seoul Museum of Art et au Centre Photographique d’Ile–de-France.

En 2000, Ziad Antar a commencé à utiliser des pellicules en noir et blanc, périmées depuis 1976, qu’il a dénichées dans le mythique studio Scheherazade du photographe Hashem El Madani originaire de sa ville natale au Liban. L’appareil qu’il utilise pour cette série intitulée Expired est lui- même ancien, un Kodak Reflex datant de 1948. Le sujet est pourtant des plus contemporains, des bâtiments sensés évoquer la modernité, des gestes architecturaux grandioses, tels le Queensboro Bridge à New York ou la tour la plus haute du monde, Burj Khalifa I à Dubai. L’artiste travaille rapidement, il capture ces clichés au rythme de son pas, puis procède à un tirage argentique. L’image qui en sort est souvent floue, passée, le film est recouvert de tâches qui créent des motifs à chaque fois différents. Ce processus écarte davantage Ziad Antar d’une démarche documentaire classique. Et par le biais de ce matériel d’un autre temps, qui peut mener très sûrement à l’idée que l’on se fait de l’échec photographique, Ziad Antar s’interroge sur la genèse d’une image, ses qualités propres, impropres, et ce qui rend cette image digne de valeur.

Comme pour ces travaux antérieurs, la notion de série ici prédomine, chaque image fait partie d’un corpus d’oeuvre. Citons par exemple Portrait of a Territory, le dernier projet en date de Ziad Antar, exposé à Sharjah et réalisé entre 2004 et 2011, à l’issue de nombreux road trips le long de la côte qui longe ces émirats. Encore une fois, il utilise des appareils photographiques désuets, un Rollefleix et un Holga, et prend ces photos d’apparence banale, des palmiers, un parc d’attraction, un bord de mer, au milieu de la journée, se défiant de la lumière et de ses conventions. Lors de l’exposition The Mediterranean Approach à la dernière Biennale de Venise, Antar présenta Beirout Bereift, un ensemble photographique comprenant des images d’immeubles abandonnés à Beyrouth, construits entre les années 60 et 90, vestiges d’un contexte politique et économique des plus chaotiques. À force de répéter les mêmes gestes, de manipuler son matériel afin d’expérimenter plus librement, Ziad Antar constitue les archives caduques et singulières d’une région et d’un médium artistique en pleine mutation.

Julie Boukobza

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Ziad Antar: Expired (Paris)
17.11 — 22.12.12
Opening: Saturday 17th of November, 5:30 - 8:30 pm

The Galerie Almine Rech is pleased to present the second solo exhibition of Ziad Antar.

Ziad Antar was born in Saida, Lebanon in 1978 and today divides his time between his hometown and Paris. In 2012, he was the subject of a solo exhibition Coastline at the Sharjah Art Foundation, curated by Christine Macel. The same year he participated in the Triennial at the Palais du Tokyo. In 2010, he exhibited at the Witte de With Centre for Contemporary Art, Rotterdam, at the Seoul Museum of Art and the Centre Photographique d’Ile-de-France in the Greater Parisian Region.

In 2000, Ziad Antar began using black and white film. He unearthed rolls of film that had expired in 1976 in the legendary Scheherazade studio of photographer Hashem El Madani, also from Saida in Lebanon. The camera he uses for this series, entitled Expired, is itself old, a Kodak SLR from 1948. The subject however, is of the utmost contemporaneity: buildings synonymous with modernity, grandiose architectural gestures, such as the Queensboro Bridge in New York or the world’s tallest tower, the Burj Khalifa I, in Dubai. The artist works quickly; he photographs as he walks, then develops the roll of film. The picture that emerges is often blurry; the film is covered with marks or stains that create different patterns each time. This process distances Ziad Antar more and more from a classical documentary approach. By using this material from another era, whose result comes close to what could be considered a failed photograph, Ziad Antar raises questions about the genesis of an image, its own qualities, or flaws, and what makes a picture worthy of value.

As with previous work, the concept of the series predominates here; each image is part of a body of work. Let us cite Portrait of a Territory, Ziad Antar’s latest project, exhibited in Sharjah and created between 2004 and 2011, after many road trips along the Emirates coastline. Again, he uses old-fashioned or obsolete cameras, a Rollefleix and a Holga, and takes seemingly trivial photographs of palm trees, an amusement park, the seafront, in the middle of the day, defying the light and its conventions. As part of The Mediterranean Approach Exhibition at the last Venice Biennial, Antar presented Beirout Bereift, a series of photographs including images of abandoned buildings in Beirut, built between the 1960s and the 1990s, relics of an extremely chaotic political and economic context. By repeating the same gestures and manipulating his material in order to experiment more freely, Ziad Antar collects the obsolete and peculiar records of a region and an artistic medium undergoing a profound transformation.

Julie Boukobza