Almine Rech Gallery

John Giorno 'Eating the sky' (Bruxelles / Brussels)

John Giorno 'Eating the sky' (Bruxelles / Brussels)

Paris, France Friday, October 29, 2010Saturday, December 18, 2010


Paris, France
Friday, October 29, 2010Saturday, December 18, 2010

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John Giorno 'Eating the sky'
29 octobre - 18 décembre 2010

Pour la première fois à Bruxelles, la galerie Almine Rech présente une exposition personnelle de John Giorno, qui sera inaugurée le jeudi 28 octobre par une performance poétique inédite de l’artiste.

Né en 1936 à New York, John Giorno, figure instigatrice du mouvement de la Beat Generation, est un proche de William Burroughs, Allen Ginsberg et Brion Gysin ou encore d’Andy Warhol, Jasper Johns et Robert Rauschenberg, dont il porte aujourd’hui l’héritage.

La révolution Beat s’est fondée autour du principe selon lequel la bonté de la nature humaine serait prise dans les filets d’une société coercitive, idée en réaction avec le pessimisme ambiant d’après guerre. L’art pensaient-ils permet d’outre passer les valeurs morales traditionnelles et d’explorer toutes les possibilités de l’homme, duquel il élargit le champ de la perception et l’expérience intérieure. L’art apparaît ainsi comme le véhicule idéal de transformation de soi, idée nouvelle et fondamentale de l’émergence artistique des années 60. Le poème visuel « Eating the sky » de John Giorno présenté récemment à l’exposition « Traces du sacré » au musée George Pompidou à Paris, illustre bien cette recherche de spiritualité inhérente à la Beat Generation et à la vie même de John Giorno. Pour reprendre Frank O ‘Hara, John Giorno est « un poète parmi les peintres » et à l’instar de Warhol, Rauschenberg et Jasper John, il a bouleversé notre conception de la poésie. Il s’intéresse également aux autres disciplines artistiques et en 1963, il devient le protagoniste du célèbre film « Sleep » d’Andy Warhol.

Deux ans après, il fonde « Giorno Poetry Systems » (GPS), où les différents média d’oeuvres sont utilisés comme moyen de diffusion de la poésie. Ce collectif d’artistes deviendra également une maison de disque, elle permettra la production d’oeuvres de musiciens, de poètes et de performeurs qui se révéleront être pour un grand nombre des artistes déterminants du XXème siècle, tels que John Cage ou Brion Gysin. John Giorno est aussi l’un des créateurs des « Performance Poetry » ces représentations artistiques qui, de par leur aspect sonore et visuel, génèrent aujourd’hui de nouvelles tendances.

En 1968, GPS lance le projet « Dial a poem » (un appel téléphonique permet l’écoute d’un poème), projet auquel ont participé notamment William Burroughs et Allen Ginsberg. Le succès est immense, à l’image de l’ambition de John Giorno.

Grâce à ces nouveaux media, il sort la poésie des bancs confidentiels de ses lecteurs et permet sa démocratisation en gagnant un plus large public. John Giorno va donner un prolongement plastique à sa recherche. Ses peintures, dessins ou sérigraphies se composent de mots ou d’expressions tirées de ses poèmes, repris dernièrement dans le livre Subduing Demons In America, Selected Poems 1962- 2007 de Marcus Boon.

Pour cette exposition, « Eating the Sky », le poète nous dévoile l’évolution de ces « Poem Paintings » avec 26 peintures et 16 dessins. Poète engagé et visionnaire, John Giorno nous invite ici à repenser notre façon de percevoir les images et les mots, et permet à la poésie sonore de s’imposer aujourd’hui comme un art à part entière.

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John Giorno 'Eating the sky'
October 29 - December 18, 2010

For the first time in Brussels, the Almine Rech Gallery is presenting a solo exhibition by John Giorno. The exhibition will open on Thursday 28 October with an exclusive poetry performance by the artist.

Born in New York in 1936, John Giorno, a leading figure of the Beat Generation, has worked closely with William Burroughs, Allen Ginsberg and Brion Gysin, as well as Andy Warhol, Jasper Johns and Robert Rauschenberg, whose legacy he is keeping alive.
The Beat revolution was founded on the idea that the goodness of human nature would be stifled by a coercive society, an idea that went against the dominant post-war pessimism. Art, they believed, enables one to go beyond traditional moral values and to explore the full human potential, thereby enhancing mankind’s field of perception and inner experience. Art was thus seen as the ideal means for self-transformation, an innovative idea that was central to the emergence of the arts in the sixties. John Giorno’s visual poem “Eating the Sky”, recently on show at the “Traces du Sacré” exhibition at the Pompidou Centre in Paris, exemplifies the spiritual quest that was inherent to the Beat Generation and to Giorno’s life.

In the words of Frank O’Hara, John Giorno is “a poet among painters”, and like Warhol, Rauschenberg and Jasper Johns, he radically altered our understanding of poetry. He is also interested in other artistic disciplines, and in 1963 he was the subject of Andy Warhol’s famous film, Sleep.

Two years later he founded “Giorno Poetry Systems” (GPS), making use of various media to disseminate poetry. This collective of artists would also bring out records, producing the works of musicians, poets and performers, many of which would prove to be key twentiethcentury artists, such as John Cage or Brion Gysin.

John Giorno is also one of the initiators of “Performance Poetry”, artistic representations which, through their use of sound and image, continue to generate new trends. In 1968, GPS launched the “Dial-a-Poem” project (people could dial a number and get to hear a poem), a project in which William Burroughs and Allen Ginsberg notably took part. It was a huge success, matching John Giorno’s ambition.

Thanks to these new media, Giorno freed poetry from its small circle of readers and contributed to its popularization by reaching out to a wider audience. John Giorno has also developed the visual aspect of his work. His paintings, drawings and screen prints integrate words and expressions taken from his poems, recently collected in Subduing Demons in America: Selected Poems 1962-2007, a volume edited by Marcus Boon.

For the “Eating the Sky” exhibition, the poet will reveal to us the development of his “Poem Paintings” with 26 paintings and 16 drawings.