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Volet moins connu et rarement exposé de l'oeuvre de ce peintre de 90 ans, l’exploration des
paysages à travers la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, l’Arménie et la France témoignent
d’une liberté d’expression, d’une intemporalité et d’une contemporanéité surprenantes.
Vernissage mercredi 3 juin 2009 de 17h à 23h
à l'occasion de la NOCTURNE RIVE DROITE
Un nouveau livre, « Jansem - Paysages », sera présenté à cette occasion.
Editions Reflets des Arts - Galerie Matignon 2009
La Galerie Matignon présente du 3 juin au 30 septembre 2009 une exposition rétrospective de JANSEM sur
le thème des paysages. Environ soixante-dix oeuvres, peintures et dessins de 1933 à nos jours, seront exposées.
Volet moins connu de l’oeuvre de ce peintre de près de 90 ans, les paysages de Jansem témoignent d’une liberté
d’expression, d’une intemporalité et d’une contemporanéité surprenantes.
Jansem a créé, en plus de soixante-dix ans de pratique constante de la peinture et du dessin, une oeuvre
cohérente, sensible, intuitive, sans compromis aux divers courants artistiques à la mode. Sa figuration est au
service de l’expression de l’émotion. Homme de son temps, il est né et a grandi dans une ère grave. Il a traversé
la guerre, puis la misère qui l’a suivie et l’a peinte sans artifice, avec humanité. Il est constamment resté au plus
près de ce qui l’entourait, peignant et dessinant paysages et gens simples croisés lors de ses nombreux voyages
en France et dans le sud de l’Europe. Il serait réducteur de confiner ce grand peintre à la période relativement
courte qui l'a fait connaître à ses débuts et que l’on a nommée « Misérabilisme ». Jansem est un peintre du
présent. Il a évolué avec son époque en cherchant l’essence des choses et des gens. Sa palette s’est rapidement
éclaircie faisant entrer lumière, couleurs fraîches et fantaisie dans ses toiles dès la fin des années 50, reflétant
ainsi l’atmosphère plus légère de son époque. Ce qu’il a gardé de ses années de jeunesse, c’est son amour de
l’authenticité, des choses et des gens vrais. C’est son humilité devant la vie et son profond humanisme qui lui
assurent un regard juste, sans complaisance et toutefois empreint de chaleur et de poésie. Jansem pratique un
expressionnisme humaniste.
Son oeuvre paysagère témoigne d’un profond respect pour la perfection et la beauté de la nature. Elle est
surtout liée à ses nombreux voyages, espaces de liberté, sans entraves, qui lui ont donné l’oxygène essentiel à sa
création et lui ont permis de se retrouver seul et libre dans son propre univers. Car son oeuvre, bien qu’inspirée
par le réel, dépasse la simple reproduction de l’environnement pour laisser libre cours à l’expression de son
point de vue, à sa fantaisie. Il sait magnifier un point sombre. Il perçoit ce que nous ne voyons pas. Il est
capable de restituer du charme à ce qui nous semble inerte. Son regard donne la vie au sujet, pan de mur, arbre
sec, porte délabrée… Par son tracé, ses couleurs, sa lumière, ses compositions, il rend charnels les objets les plus
anodins.
Jansem revisite la réalité avec ses propres gammes. Il a intégré et utilisé une certaine abstraction. Il travaille
dans un rythme, comme un compositeur de musique. Succession de formes, taches qui ne correspondent pas
forcément à des objets, son graphisme et sa couleur ne sont pas là pour restituer le sujet. Celui-ci est prétexte
pour exprimer ce qu’il ressent devant une maison, une porte, une colline. Maîtrisant parfaitement sa
technique, il utilise tout ce que la peinture lui propose et compose des oeuvres qui chantent. Vibrato de
couleurs créant autant d'émotions.
Les peintures et les dessins de paysages de cet artiste inclassable et libre présentés dans cette exposition
participent intensément de l’univers du peintre. Ils témoignent d’une manière différente de la puissance
d’une oeuvre à redécouvrir. DP
RELATIONS DE PRESSE : Danielle Paquin DIRECTEUR : Jany Jansem
« A l'âge de 12 ans, on m'offrit une petite boîte de peinture à l'huile que
j'emportai au Croisic, en Bretagne, où j'ai séjourné plusieurs mois chez les Frères
de St Jean de Dieu pour convalescence. Mon premier paysage représente la vue
depuis la fenêtre du dortoir : des maisonnettes bretonnes sous un ciel gris, sur
une petite toile sans châssis, de la dimension d'une carte postale que j'ai gardée en
souvenir.
A mon retour, ma mère qui admirait mes dessins copiés dans les dictionnaires
décida de m'emmener chez un maître pour les lui
montrer. "Tout cela est sans intérêt, me dit-il, par
contre celui-ci est un beau tableau que tu as fait d'après
nature". C'était mon paysage du Croisic. Il me conseilla
de dessiner et peindre toujours d'après nature. Je me mis
donc à peindre tout ce qui m'entourait.
J’ai visité la Grèce. Ensuite, ayant obtenu la Bourse de
voyage de l’Etat - arts plastiques en 1953, je partis en
Espagne visiter le Prado. Je peignis Ibiza, Grenade,
Cordoue. Puis j'ai découvert l'Italie, pays d'artistes où
j'ai séjourné très souvent, en particulier dans un petit
village des Abruzzes, Anticoli Corrado. J'ai peint
Venise, la Toscane, les monts Les Balzes. Les environs de Paris aussi...
Parallèlement à mes toiles de compositions et de
personnages, j'ai toujours continué à peindre d'après
nature des petits ou des grands paysages, comme une
nécessité. Tout comme l'école enseigne l'harmonie des
complémentaires, les formes changeantes de la lumière
obligent à construire et abstraire la forme, tout en
gardant le contact avec la nature. L'observation permet
de découvrir la variété infinie des formes et des nuances
supérieures à toute imagination. Le vrai problème du
peintre ou du dessinateur consiste à traduire la vérité de
sa vision. Son style, son expression ou sa personnalité
s'inscrivent dans ses oeuvres indépendamment de sa
volonté. »
JANSEM
Extraits du livre « Jansem - paysages » 2009
« Avec le temps, les paysages de Jansem sont devenus une célébration de la
lumière. Une technique personnelle pour un art intelligible à tous dans la
tradition de la grande peinture française. »
Guy Vignoht, critique d’art, 2009
"Le trait qui circonscrit, la couleur qui donne espace et lumière, Jansem a
parfaitement médité et assimilé la façon cézannienne du tableau qui respire, sans
faille, sans rupture de plans, où l'air circule. »
Lydia Harambourg, historienne et critique d’art 2000
« Chez Jansem, le dessin est toujours
oeuvre à part entière. L'oeuvre
graphique constitue une part décisive
de son travail où s'avoue la vérité de la
démarche de l'artiste, entre concept et
réalisation. »
Robert Bonaccorsi, Directeur de
La Villa Tamaris, Seyne-sur-Mer, 2007
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