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Exposition du 15 octobre au 28 novembre 2009
La Galerie Jeanne-Bucher représente l’oeuvre de Jean Dubuffet depuis 1964. Elle consacrait alors
à l’artiste sa première exposition dédiée au cycle de L’Hourloupe qui s’imposera, bien des années
plus tard, comme l’un des grands classiques de l’art du XXème siècle.
Elle n’a cessé d’accompagner, depuis cette première exposition, la démarche d’un artiste devenu
emblématique et indissociable de sa propre activité de galerie pour le porter à la connaissance des
amateurs et des collectionneurs. Un grand nombre de ces expositions est aujourd’hui qualifié d’historique
par les chercheurs et professionnels du monde de l’art.
La période 1943 - 1960 : Dubuffet l’alchimiste
Cette période sera exposée pour la première fois 53 rue de Seine. Une quinzaine d’oeuvres ont
été sélectionnées avec soin et sont parfaitement représentatives des différents thèmes abordés au
cours des années quarante et cinquante : de l’insouciance des débuts à l’extrême austérité des Matériologies
qui clôture la première période, les principaux thèmes chers à l’artiste sont ici montrés,
des Portraits aux Paysages physiques ou mentaux.
Jean Dubuffet s’engage définitivement dans la voie de la peinture au début de l’année 1943. Il
recherche un art qui soit le reflet instantané de la vie. Il s’intéresse aux graffitis et aux dessins d’enfants,
trouve son inspiration dans les scènes du quotidien et les représentations triviales. Mais surtout,
il fait la découverte d’une forme d’art insolite, marginale, clandestine, qu’il identifie à l’esprit
d’invention authentique : l’art brut, dont il commence une collection dès 1945 et qu’il ne cessera,
sa vie durant, de regarder comme un pôle, opposé à celui des artistes professionnels.
De la ville à la campagne, de Paris à Vence, Jean Dubuffet va se donner des spectacles, exploitant
fiévreusement toutes les techniques propres à faire parler le matériau, s’accommodant du tout venant,
opérant de savants mélanges d’huile, de sable ou de goudron. Il fait surgir de ses assemblages,
grattages et gribouillages des figures inattendues, grotesques ou mirobolantes, de ses Hautes pâtes
et Pâtes battues des paysages féeriques, peuplés ou désertiques. Exploration sans faille du monde
minéral et végétal portée sur un plan de haute célébration où l’homme, tout droit sorti du magma
originel, à force de métamorphoses, du papillon au mâchefer, finit par disparaître dans la série des
Matériologies qui clôture de façon magistrale ses expérimentations sur la matière.
CONTACTS :
Frédéric Jaeger 33 (0)6 19 21 00 37
Camille Nau 33 (0)1 44 41 69 67
Pour toute information complémentaire ou tous visuels de l’exposition, merci de contacter la galerie à :
jeannebucher@wanadoo.fr
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